Le gouvernement a-t-il cherché à cacher les chiffres de la mortalité infantile en France ? Selon Le Canard enchaîné, la ministre de la Santé n'aurait pas rendu public un rapport consacré à la hausse de la mortalité infantile en France. En 2024, 2 709 enfants sont décédés avant leur premier anniversaire, soit un taux de 4,1 décès pour 1 000 naissances. Un chiffre qui place la France au 23ᵉ rang sur 27 dans l'Union européenne.
Une mortalité infantile sur de très jeunes enfants
"Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles nous sommes si mauvais, décrypte le Docteur Robert Cohen, pédiatre et président du Groupement français d’infectiologie pédiatrique (GPIP), au micro de Jacques Cardoze, sur l'antenne de Sud Radio. De nombreux rapports, notamment internationaux, montraient ce phénomène. C’est tout sauf une surprise pour nous."
"Depuis quatre à cinq ans, il y avait une alarme sur le fait que la mortalité infantile revenait. Il s’agit surtout d’une mortalité sur de très jeunes enfants, une mortalité néonatale. Pour beaucoup, cela traduit une prise en charge à la fois disparate et de qualité très variable au sein de la France des grossesses et des tout petits enfants."
❌ Mortalité infantile : la France chute à la 23ᵉ place en Europe
🗣️ Dr Robert Cohen, pédiatre et président du Groupement français d’infectiologie pédiatrique : « C’est tout sauf une surprise. »
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— Sud Radio (@SudRadio) August 6, 2026
Les familles défavorisées en première ligne
Selon Le Canard Enchainé, le ministère de la santé aurait voulu cacher ces chiffres. "Comme souvent, il n’y a qu’à lire les articles publiées dans les plus grandes revues françaises par les plus grands pédiatres pour savoir que c’est un vrai phénomène. Il y a aussi le problème du suivi des grossesses. Les familles en difficulté vont demander plus de soin et plus de médecins."
Quelles sont les raisons de ces décès précoces ? "Notre système de surveillance ne permet pas de dire de quoi sont morts précisément ces enfants, explique le Docteur Robert Cohen, pédiatre et président du Groupement français d’infectiologie pédiatrique (GPIP), sur l'antenne de Sud Radio. Les études parlent d’une non prise en charge de la grossesse ou d’une prise en charge insuffisante dans les familles les plus défavorisées. Ce type de phénomène ne touche pas les familles les plus favorisées."
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