"Comme d'habitude, je vais remets le clocher au milieu du ville Nice, préfecture des Alpes-Maritimes. Pourquoi Nice car les informations qui tombent sur la femme mise en examen et incarcérée pour avoir séquestré et menacé avec une arme une directrice d'école et une enseignante laissent, et le mot est faible, pantois."
"Comment une personne expulsée pour avoir agressé des policiers a-t-elle pu revenir en France ?"
"Dans les heures qui ont suivi son interpellation, on apprenait que l'intéressée était en situation irrégulière sur le territoire français, sous le coup d'une interdiction administrative du territoire (IAT) et d'une assignation à résidence depuis 2023, année de son interpellation. Pour ne rien arranger, elle faisait également l'objet d'un suivi pour radicalisation islamiste.
Jusque-là, rien de surprenant : les IAT, tout comme les OQTF, sont des procédures aux intitulés pompeux, mais très rarement suivies d'effets. Mais les choses se corsent lorsque l'on découvre que cette femme avait déjà été expulsée vers la Tunisie en 2019, à la suite d'une première IAT prononcée après des agressions contre des fonctionnaires de police. Dès lors, plusieurs questions se posent. Comment une personne expulsée de France pour avoir agressé des policiers a-t-elle pu revenir sur le territoire français ?"
"On aurait pu imaginer que la leçon avait été retenue... mais il n'en est rien"
"On pouvait imaginer, en repensant à la tragédie de la basilique Notre-Dame de Nice, où un clandestin tunisien entré en France par l'Italie avait tué trois fidèles à coups de couteau, que la leçon avait été retenue et que les contrôles aux frontières seraient renforcés. Mais il n'en est rien, comme le démontre le retour de cette femme pourtant expulsée.
Une autre question se pose : comment une personne interdite de territoire a-t-elle pu obtenir un logement et scolariser ses enfants ? Une scolarisation prise en charge par les contribuables qui paient leurs impôts en France."
"C'est trop demander de bénéficier de la protection de l'État ?"
"Lors d'un point presse, Laurent Nuñez a expliqué la présence de cette femme sur le territoire français en déclarant, je cite, qu'elle « bénéficie d'un certain nombre de protections puisqu'elle est parent d'un enfant français ». Son entrée en France s'expliquerait probablement par sa double nationalité tuniso-italienne.
Nous sommes très heureux, c'est évidemment du second degré, que cette femme bénéficie de protections. Mais nous aimerions surtout que les honnêtes gens puissent, eux aussi, bénéficier de la protection de l'État. Je crains toutefois que, nonobstant le principe de précaution inscrit dans la Constitution, cela ne soit beaucoup trop demander."