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Affaire Lyhanna : un fiasco judiciaire

Comment a-t-on pu arriver à un tel fiasco judiciaire dans l'affaire Lyhanna ? Pour en parler, Jean-Marie Viala, avocat spécialiste en droit pénal, écrivain et essayiste, était l'invité d'André Bercoff vendredi 26 juin.

Jean-Marie Viala, sur l'affaire Lyhanna invité d’André Bercoff dans "La Culture dans tous ses états” sur Sud Radio.
Jean-Marie Viala, sur l'affaire Lyhanna invité d’André Bercoff dans "La Culture dans tous ses états” sur Sud Radio.

Disparue le 29 mai dernier dans le Gers, Lyhanna a été retrouvée six jours plus tard, morte. Un drame qui pose d'innombrables interrogations sur de possibles failles judiciaires. Explications avec l'avocat Jean-Marie Viala.

Quand la justice déraille

Lyhanna, Rosa, Louis. Derrière ces noms se cachent des barbares en liberté, et une justice qui a de plus en plus de trous dans la raquette. "Il y a une chose très simple et que l’on n’explique pas assez. Lorsqu’un procureur classe sans suite un dossier, cela n’a pas d’importance. Car ce ne sont pas les procureurs qui rendent la justice. Il suffirait de saisir le doyen du juge d’instruction du tribunal dont ressort le procureur pour que l’instruction soit obligatoirement ouverte" rappelle maître Jean-Louis Viala au micro de Sud Radio.

"Grâce au classement sans suite, on pourrait donc ouvrir l’instruction. Le procureur ne fait pas une instruction. Pour les citoyens, on est dans une ignorance totale pour cela. Dans l’affaire Lyhanna, le rôle des avocats est prépondérant. Mais les magistrats n’aiment plus les avocats. Et les journalistes suivent. Il y a dysfonctionnement à cause de cela" ajoute Jean-Marie Viala au micro de Sud Radio.

L’affaire Lyhanna, un drame abject

Ce dernier de rappeler que l’affaire Rosa, dont le principal suspect n’est autre que le meurtrier de Lyhanna, avait été classée sans suite. "La maman ignorait sans doute qu’elle pouvait saisir un avocat, qui saisirait le doyen des juges d’instruction, qui aurait ouvert l’instruction" lance Jean-Marie Viala. Qui donne alors la solution à un drame que l’on aurait pu éviter : la mort de la petite Lyhanna par un récidiviste avéré.

"Même quand on n’a pas d’argent, on peut aller voir un avocat. Car on a le droit à une aide judiciaire. Ça n’est pas une question de moyens, c’est une question d’hommes. Nous avons à la place de gens qui ont un rôle important, des gens qui ne devraient pas y être" conclut Jean-Marie Viala, qui concède les propos d’un auditeur : "on est dans un laisser-aller, pas possible les victimes ne sont jamais vraiment considérées à leur juste valeur, et qu’on absout bien trop souvent les criminels".

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff  dans son intégralité en podcast.

Retrouvez l’invité d’André Bercoff chaque vendredi à 12h dans “La Culture dans tous ses états” sur Sud Radio.

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