Avec les canicules à répétition et celle que la France subit de plein fouet depuis une semaine, la question du logement devient un enjeu majeur. Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement a présenté son plan pour résoudre la crise du logement en conseil des ministres. Objectif : financer les travaux de rénovations, l’installations de pompes à chaleurs réversibles air-air ou encore simplifier les constructions immobilières.
« Il faut aller vers deux indications très claires, l’une portant sur le rapport au froid et l’autre sur le rapport au chaud, a d'ailleurs précisé le ministre ce matin sur l'antenne de Sud Radio. Nous devons être capables de proposer rapidement des outils beaucoup plus lisibles et pédagogiques. Des indicateurs existent déjà, mais ils doivent être mieux compris et davantage mis en valeur. Les pratiques des occupants doivent également être prises en compte, car elles jouent un rôle dans la capacité d’un logement à conserver sa fraîcheur. »
"Un véritable enjeu de santé publique"
Mais au-delà du « confort », c’est aussi une question de santé publique qui se pose. « L'Agence nationale de sécurité sanitaire estime que la mortalité liée au logement, directement ou indirectement, c'est 20 000 morts par an, souligne Sylvain Lévy-Valency, présentateur de ''Parlons Immo'', tous les samedis sur Sud Radio. La mortalité liée à l'habitat, c'est une mortalité sourde. Il faut des années pour dégrader la santé des habitants. C'est donc un véritable enjeu de santé publique. Le bâtiment peut être une arme par destination qui n'est pas adaptée aux usages et à la vie des habitants. »
🏠Vincent Jeanbrun : "Nous voulons faire adopter le projet de loi logement avant 2027"
— Sud Radio (@SudRadio) June 26, 2026
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Une double vulnérabilité climatique
En France, près de 5 millions de logements restent des passoires thermiques, incapables de retenir la chaleur en hiver et de maintenir la fraîcheur en été. Ce parc ancien, mal isolé et souvent situé dans les zones urbaines denses, expose les habitants à une double vulnérabilité climatique.
L’hiver, ces logements se chauffent donc mal : inconfort permanent, factures qui explosent, précarité énergétique qui s’aggrave. L’été, ils se transforment lirrélament en bouilloires, piégeant la chaleur et accentuant les risques sanitaires, notamment lors des canicules dont la fréquence augmente.
Entre urgence écologique et crise du logement
Malgré les obligations de rénovation prévues par la loi Climat et Résilience, le calendrier fait débat, entre urgence écologique et crise du logement. Pour la Fondation Abbé Pierre, ces habitats cumulant froid et surchauffe incarnent désormais une nouvelle forme de mal-logement, appelée à s’amplifier avec le réchauffement climatique.

80% des Français en souffrance
Dans un récent sondage Norstat réalisé pour Mitsubishi Electric France auprès de 1 000 Français, on y apprend que 80 % des Français déclarent avoir souffert physiquement des dernières vagues de chaleur, notamment en raison de nuits perturbées, de fatigue ou d'un logement devenu difficile à supporter.
Par ailleurs, 60 % estiment que les Français n'ont aujourd'hui pas les moyens de s'équiper efficacement contre la chaleur, tandis que 56 % considèrent que l'impossibilité de rafraîchir son logement est devenue un enjeu de santé publique, en particulier pour les personnes fragiles. Enfin, parmi les Français en capacité de le faire, 79 % se déclarent intéressés par l'installation d'une pompe à chaleur, mais 79 % citent le prix d'achat et d'installation comme principal frein.