"Une femme qui va compter, sans doute pour longtemps. Emmanuel Macron va donc nommer, ce sera officialisé ce mercredi en Conseil des ministres, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des Comptes, pour succéder à Pierre Moscovici, atteint par la limite d’âge. Elle sera la première femme à diriger l’institution qui siège rue Cambon, un poste pas seulement prestigieux, depuis sa création par Napoléon Bonaparte en 1807. Il était temps de briser le plafond de verre, qui voit les messieurs truster systématiquement toutes les plus hautes fonctions. L’égalité femmes-hommes progresse lentement mais sûrement"
"Avec Amélie de Montchalin, Emmanuel Macron privilégie la jeunesse"
"Déjà des questions se posent : ne sera-t-elle pas juge et partie, n’y aura-t-il pas de possibles conflits d’intérêts, puisqu’elle va devoir se prononcer sur des politiques publiques qu’elle aura contribué à initier ou installer ? La même interrogation, à la vérité, devrait concerner toutes les nominations, notamment à la présidence du Conseil constitutionnel. Les personnalités désignées sont appelées à dépasser leurs propres convictions. Avec Amélie de Montchalin, Emmanuel Macron privilégie la jeunesse, même si d’aucuns affirment qu’elle n’était pas son premier choix"
"Âgée de 40 ans, la future ex-ministre des comptes publics peut théoriquement conserver sa place jusqu’en 2054, l’âge limite pour diriger la Cour de comptes est de 68 ans. Avec le risque de se muer en inamovible de la République. Pure conjecture : Amélie de Montchalin – et c’est reconnu par tous les bords politiques-, a su montrer son habileté, son pragmatisme, son sérieux lors de la difficile bataille budgétaire. Une femme puissante qui sait compter. Et qui va indéniablement compter dans les prochaines années"
Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face.