Solide et en confiance à défaut d'être brillant, Lyon est allé s'imposer sans trembler samedi à Monaco (3-1) et reste bien accroché au wagon de tête, que l'équipe de la Principauté, en plein marasme, ne voit désormais plus que de très loin.
En attendant la qualification de l'attaquant brésilien Endrick et peut-être quelques autres renforts venus du mercato et de l'infirmerie, Lyon a bouclé samedi la phase aller avec un bilan très présentable.
Avec leur succès à Louis-II, les joueurs de Paulo Fonseca sont en effet cinquièmes, pas si loin du podium, une position pour laquelle tous les supporters de l'OL auraient sans doute signé cet été, quand le club traversait la tempête financière de la fin de l'ère John Textor.
A Monaco en revanche, le tableau est sombre et l'on ne voit pas bien d'où pourrait venir la lumière, alors que les blessures continuent de s'accumuler. Neuvièmes samedi soir, les Monégasques pourraient d'ailleurs basculer dans la deuxième partie de tableau à la fin du week-end.
Le défenseur allemand de Monaco Thilo Kehrer (C-G) à la lutte avec le défenseur néerlandais de Lyon Ruben Kluivert (C-D) lors de la victoire lyonnais 3-1, le 3 janvier 2026 au stade Louis-II
Valery HACHE - AFP
Et avec six défaites (et une inattendue victoire face au Paris SG...) lors des sept dernières journées, c'est peu dire que le bilan de Sébastien Pocognoli est insuffisant. Les places européennes sont loin, le podium encore plus, et l'avenir du technicien belge est incertain, forcément.
Mais il est vrai qu'il n'est pas aidé. Car samedi encore, le début de match a surtout été marqué par la poursuite de l'hécatombe qui touche son équipe depuis le début de saison.
- Doublé de Sulc -
Déjà privé, entre autres, de Paul Pogba, Vanderson, Ansu Fati ou Takumi Minamino, l'ASM a ainsi perdu dès la dixième minute son gardien Lukas Hradecky, touché à un genou sur une sortie aérienne, puis le défenseur Christian Mawissa à la demi-heure de jeu.
En face, Lyon évoluait sans véritable attaquant de pointe, en attendant Endrick, et c'est l'ailier Afonso Moreira qui a obtenu la meilleure occasion du début de match avec une frappe cadrée au bout d'un joli mouvement collectif (29e).
Quelques minutes plus tard, l'OL est passé devant grâce à Pavel Sulc, buteur au deuxième poteau sur un corner bien frappé par Corentin Tolisso et habilement dévié par Nicolas Tagliafico (1-0, 38e).
Après le but du Tchèque, l'OL a semblé contrôler tranquillement la partie, mais Monaco est revenu grâce à un but surprenant de Mamadou Coulibaly (1-1, 45+4), qui a profité à la fois du duel sans vainqueur entre Clinton Mata et Folarin Balogun et de la sortie sans conviction de Dominik Greif pour glisser le ballon dans les filets.
Monaco ne s'en sortait donc pas si mal, mais la deuxième période a été à peu près exclusivement lyonnaise, même si les locaux ont marqué un but par Balogun, refusé pour une faute légère sur Tolisso.
A la 57e, Sulc a ainsi doublé la mise avec son huitième but de la saison, déjà, inscrit d'une jolie frappe avec la bénédiction d'une défense monégasque passive (2-1).
A la 70e minute, Coulibaly a été exclu pour une faute horrible sur Tagliafico et moins de dix minutes plus tard, Abner Vinicius confirmait le logique succès lyonnais après un nouveau mouvement collectif abouti (3-1, 79e). Pour l'OL, 2026 commence bien. Pour Monaco, c'est déjà l'urgence.
Par Stanislas TOUCHOT / Monaco (AFP) / © 2026 AFP