Faut-il inonder les campagnes pour sauver les villes ? La question se pose de plus en plus face aux inondations, et au manque de moyens des communes pour y faire face.
Inondations : des départements au niveau orange
« Ce matin, la situation est plutôt tranquille, se réjouit Alain Tabone, maire de Cubzac-les-Ponts (Gironde, 2693 habitants), au micro de Maxime Lledo sur l'antenne de Sud Radio. La pleine mer est dans à peu près 2 heures. Surtout, il n’y a pas de vent. Pour nous, le danger réunit trois facteurs : de gros coefficients de marée, du vent et une marée du matin. Dans ce cas, la situation devient très critique."
"Tout le département est repassé au niveau orange. Mais aujourd’hui, nous avons un coefficient de marée de 97, comme hier. Il faut rester extrêmement vigilant. Les équipes étaient sur le terrain hier soir jusqu’à 22 heures pour continuer à travailler. Elles y sont déjà ce matin."
🌧️L'État laisse-t-il les digues se détériorer volontairement ?
🗣️Alain Tabone (maire de Cubzac-les-Ponts) : "L'État s'est désengagé de cette compétence en 2018. Mais ici, on a 3km de rive et pas les moyens" #GrandMatin
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Une compétence transférée sans moyens
Comment en arrive-t-on à cette situation ? Les digues ne protègent-elles plus les campagnes ? "Ce n’est pas seulement un problème entre les villes et les campagnes, résume Alain Tabone, maire de Cubzac-les-Ponts , sur l'antenne de Sud Radio. L’État s’est désengagé en 2018 en transmettant la compétence aux communautés de communes. Avec la possibilité de lever un impôt de 40 € par habitant et par an. Ici, à Cubzac-les-Ponts, nous avons 3 km de rives. C’est autour du port que le danger vient. Quand nous avons fait il y a trois ans l’étude du coût de cette compétence transmise, cela s’élevait à 1 million d’euros."
"C’était une bonne idée de transférer cette compétence aux élus locaux. Mais il fallait nous donner les moyens financiers, nous ne les avons pas. La ministre est venue au chevet des communes touchées. Mais il faut prendre le problème à bras le corps. Notre territoire compte 38000 personnes, nous avons 40 km de rives, on est loin du compte. Il faut prendre des dispositions financières pour permettre aux intercommunalités de protéger leur population."
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