Le Maroc, avec Achraf Hakimi titulaire, a fait preuve de patience pour éliminer la Tanzanie (1-0) en huitièmes, et se qualifier pour les quarts de finale de "sa" Coupe d'Afrique des nations, dimanche à Rabat.
Les Lions de l'Atlas ont forcé le verrou tanzanien en seconde période grâce à Brahim Diaz (64e), le meilleur buteur de la compétition avec 4 réalisations.
"La lecture est simple, on a commencé notre match en deuxième mi-temps, et il n'y avait pas photo, on mérite de passer", a affirmé, après la rencontre, le sélectionneur marocain Walid Regragui, soumis à une pression populaire énorme durant le tournoi.
"Ça a été un match difficile, on n'a pas été à notre niveau aujourd'hui" avait-il concédé quelques instants plus tôt, au micro de BeIn Sports au coup de sifflet final.
Le Maroc défiera vendredi le Cameroun, vainqueur de l'Afrique du Sud (2-1), pour se rapprocher de son rêve de remporter un deuxième titre continental après celui de 1976.
Fer de lance du projet marocain, la star du PSG Hakimi a confirmé sa montée en puissance physique, étant titulaire pour la première fois de la compétition, après avoir été ménagé en raison d'une cheville convalescente.
Il a même failli marquer sur un coup franc qui a heurté la barre transversale (60e).
- forfait d'Ounahi -
Le Marocain Brahim Diaz célèbre son but, lors du 8e de finale victorieux contre la Tanzanie, lors de la Coupe d'Afrique des nations, le dimanche 4 janvier 2026, à Rabat
SEBASTIEN BOZON - AFP
Mais le sélectionneur Regragui va devoir se passer du milieu Azzedine Ounahi, qui est arrivé au stade en béquilles, le pied gauche dans une attelle, à qui Brahim Diaz a dédié son but.
"Il a une déchirure au mollet, il ne pourra pas jouer pendant la CAN, il est indisponible entre 5 à 6 semaines, il s'est blessé hier à l'entraînement, c'est une ancienne blessure qu'il avait à Gérone, la cicatrice s'est rouverte", a confirmé Regragui après le match.
Le forfait de l'ancien Marseillais, crucial dans l'entre-jeu, constitue un coup dur pour une sélection sous pression qui, par le passé, a plus craqué que brillé dans les moments les plus chauds. "On perd notre leader technique", a encore pensé le sélectionneur marocain.
Depuis 2017, avant d'affronter la Tanzanie, le Maroc n'avait remporté qu'un de ses cinq matches à élimination directe disputés à la CAN. Lors de la CAN-2023, les Lions de l'Atlas s'étaient arrêtés dès les huitièmes de finale.
La crainte de revivre un crash du même type est réapparue dès les premières minutes, quand Saimon Msuva s'est retrouvé tout seul face à la cage vide. Mais la tête du Tanzanien a raté le cadre (3e).
Alphonce Mabula Msanga (56e) a fait passer une nouvelle grosse frayeur, en manquant de peu d'ouvrir le score en seconde période. Moins de dix minutes plus tard, Diaz a marqué, profitant de la main pas assez ferme du gardien tanzanien sur son tir à bout portant.
L'attaquant du Real Madrid a récompensé la persévérance des Marocains qui, en dépit des deux occasions tanzaniennes, ont monopolisé le ballon, essayant de se créer des opportunités.
Le rythme est redescendu après ce but, et le Maroc a failli se laisser surprendre. Le banc tanzanien a réclamé un penalty dans le temps additionnel, pour un contact litigieux impliquant le défenseur marocain Adam Masina, pour lequel l'arbitre n'a finalement pas consulté la vidéo.
AFP / Rabat (AFP) / © 2026 AFP