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Volkswagen annonce un nouveau plan social choc

Par Hugo Paillart
Plan Social à Volkswagen, 50 000 emplois menacés
Plan Social à Volkswagen, 50 000 emplois menacés

C'est un séisme qui a lieu de l'autre côté du Rhin. Le groupe automobile allemand Volkswagen met en œuvre pour la deuxième fois un grand plan social dans ses entreprises à travers le monde. Le président du directoire du constructeur, Oliver Blume, a entamé une tournée dans les entreprises pour convaincre les salariés des « bienfaits » de ce plan. Il estime qu'il s'agit du « plus vaste programme de transformation de l'histoire de l'entreprise ».

50 000 postes menacés

Le président du directoire Oliver Blume a annoncé ce mois-ci une nouvelle suppression de 50 000 postes. « À ce jour, environ la moitié du besoin d'adaptation concerne l'Allemagne, l'autre partie l'international − au total dans quelque 170 sociétés », a-t-il précisé devant plus de 10 000 salariés à Wolfsburg. Pour sa première prise de parole depuis l'annonce du plan, il a été accueilli par des huées, des sifflets et des pancartes proclamant : « Nos emplois ne sont pas une variable d'ajustement comptable ».

À ces suppressions de postes s'ajoute la fermeture programmée de plusieurs usines. Oliver Blume a reconnu que, faute d'un plan de charge sécurisé après 2030, la fermeture de certaines chaînes de montage resterait « toujours la solution de dernier recours et la plus coûteuse ». Son objectif, selon lui, est de « dégager dans les six à douze prochains mois des perspectives solides ».

Nette baisse des ventes mondiales

Alors que les ventes en Europe et en Amérique du Sud ont affiché une croissance de 5 à 10 %, l'Amérique du Nord a pâti des droits de douane imposés par Donald Trump (-12 %) et Volkswagen a dû faire face à la rude concurrence asiatique en Chine (-6 %). Pour l'année 2026, le groupe de Wolfsburg prévoit que sa rentabilité restera sous pression, en raison de la hausse des coûts des matières premières, d'une concurrence intense et de tensions géopolitiques qui assombrissent les perspectives. Il compte néanmoins faire remonter sa marge opérationnelle dans une fourchette comprise entre 4 et 5,5 %.

En Chine, jadis son principal marché et désormais en perte de vitesse, le groupe espère rattraper son retard en y lançant « la plus grande campagne produits de son histoire », avec de nouveaux modèles conçus pour le marché local.

Un groupe dans la tourmente depuis 2024

Face à ces difficultés, en septembre 2024, Volkswagen avait résilié l'accord sur la garantie de l'emploi, ouvrant la voie à de possibles licenciements à partir du 30 juin 2025 pour les salariés de la marque VW en Allemagne.

Fin 2024, un compromis avait été trouvé : plus de 35 000 emplois devaient être supprimés en Allemagne d'ici 2030, sans fermeture d'usine et sans licenciement sec. En 2025, environ 20 000 salariés avaient déjà accepté de quitter l'entreprise dans ce cadre.

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