Transports en commun : le poids de la délinquance étrangère

Dans les transports en commun franciliens, pas moins de 93% des délinquants mis en cause seraient d’origine étrangère.

Malaise dans les transports en commun : non seulement les métros sont bondés, mais en plus la délinquance va crescendo. Une délinquance majoritairement étrangère, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Ainsi, pas moins de 93% des mis en causes seraient d’origine étrangère.

Une délinquance étrangère majoritaire

Comment expliquer ces chiffres ? "Ils font surtout état d’un constat assez triste, estime Yvan Assioma, secrétaire national d’Ile-de-France du syndicat Alliance Police Nationale. Cela fait des années que l’on sait que la population étrangère parmi les délinquants est très importante. Aujourd’hui, on ose enfin le dire. Le constat parle par lui-même."

"Dans les transports en commun, notamment, cela fait des années que les auteurs de vols à la tire, à l’arrachée, d’agressions sexuelles, d’attouchements, que les délinquants sont d’origine étrangère. Ce sont des gens originaires d’Afrique du Nord et d’Europe de l’Est."

 


Le problème des prétendus mineurs isolés

Comment réagir face à cela ? Peuvent-ils être poursuivis ? "La problématique est là : il y a ceux qui se disent mineurs isolés. Il faudrait que les effectifs soient renforcés. Le ministère a dit que d’ici les Jeux Olympiques, il y aurait plus de policiers affectés intramuros. Mais il faudrait aussi mettre fin à un certain nombre de taches indues. Nous avons encore beaucoup trop de policiers affectés à des gardes statiques, sur des extractions judiciaires. On pourrait revaloriser un peu la mission des policiers en envoyant un maximum d’effectifs sur la lutte anti-criminalité. C’est un véritable fléau."

"Il faut aussi que l’arsenal juridique et administratif suive. Certains de ces délinquants étrangers sont en situation irrégulière. On ne fait pas de test osseux sur un mineur qui se dit isolé, c’est trop cher. Il n’y a pas de garde à vue, on le met dans un foyer, et cinq minutes après, il ressort." Le phénomène est-il uniquement francilien ? "On retrouve cette délinquance, dite de mineurs isolés, sur la majorité des grandes agglomérations. Il faut trouver une solution rapidement, car l’arsenal juridique est assez faible. Nous avons aussi un problème de reconduite à la frontière. Les instructions européennes nous interdisent de reconduire les mineurs, et les majeurs ne sont pas reconduits dans leur pays d’origine. Il faut que les OQTF soient appliquées fermement. Et si le pays d’origine ne veut pas les accepter, que l’on trouve une autre solution."

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