Routiers : opérations escargots et barrages filtrants

Les routiers sont en colère. Ils vont manifester dès lundi contre le péage transit poids lourds, dont ils réclament l’abandon. Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, dit avoir “acté l’échec des négociations la semaine dernière” avec Ségolène Royal.

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Le remplaçant de l'écotaxe doit entrer en vigueur dans les premiers mois de l'année prochaine. Il devait d’abord être mis en place au 1er janvier, mais son report n'apaise pas les représentants des transporteurs routiers. Ils vont donc mener des actions dès lundi prochain.Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), était l'invité de Sud Radio dans le journal de 7h ce mercredi 8 octobre. Il réclame l’abandon du péage transit poids lourds "parce que cette taxe est incompatible avec la crise que vivent les entreprises de transport et parce qu’elle crée des disparités régionales : certaines régions sont impactées et d’autres beaucoup moins". Avec la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, "les canaux de communication existent encore, mais nous avons acté l’échec des négociations la semaine dernière, et aujourd’hui nous passons à un mouvement revendicatif. Mais tous les canaux ne sont pas rompus", précise-t-il.

“Déjà 2,5 milliards de TICPE par an”

Le prix du litre de gasoil augmentera de 2 centimes d’euro l’année prochaine pour les particuliers. Cette hausse ne concerne pas les transporteurs routiers, mais "nous payons déjà 2,5 milliards de TICPE par an, plus 1,8 milliard de péages d’autoroute par an, donc nous contribuons. Nous évoluons dans un marché libéralisé, donc nous avons besoin de rester compétitifs et d’avoir la fiscalité la plus basse possible", développe le délégué général de la FNTR.Pour la semaine prochaine, Nicolas Paulissen annonce "des manifestations sur la voie publique : soit des opérations escargots, soit des barrages filtrants". Il n’oppose pas cette action à l’intérêt des Français car, dit-il, "nous nous battons aussi pour eux, car c’est bien la privatisation des autoroutes de 2005 dont nous payons les pots cassés aujourd’hui, et nous estimons que ce n’est ni aux Français ni à nous d’en payer les conséquences aujourd’hui".