Présidentielle : "Emmanuel fait des bisous à la gauche puis Macron fait des bisous à la droite"

Lors de son discours devant le Parlement Européen, François Degois a pointé le double-jeu de Macron qui tente de flatter le plus grand nombre.

Ce mercredi, Emmanuel Macron était au Parlement Européen pour tracer les grandes lignes de la présidence européenne. Mais Yannick Jadot, Manon Aubry, Jordan Bardella et François-Xavier Bellamy ont pris la parole et... cela s'est transformé en ring de campagne électorale.

"La campagne présidentielle a commencé véritablement ce mercredi. Ça a canardé sévère ! Mais il faut rendre grâce aux Français. Ce ne sont pas eux qui ont commencé, c'est un député allemand qui arrive et qui prend bille en tête Emmanuel Macron en disant : "Monsieur le président de la République française, on en a marre de votre clivage entre les progressistes et les populistes, c'est un clivage malsain. Vous montez les gens les uns contre les autres et fort heureusement vous avez quelqu'un qui peut vous battre, c'est Valérie Pécresse".

Alors après, c'est le tir au pigeons ! D'ailleurs, Yannick Jadot avait beaucoup de choses à gagner dans cette séquence parce qu'il est inaudible et que sa campagne patine. Alors tous les "ouin-ouin" qui se sont mis à pleurer en disant "oh la la, c'est pas bien les Français qui transforment l'Europe en arène électorale"... Ça a toujours été comme ça ! Tous les présidents sont passés à la casserole. Pourquoi ? parce que les Parlementaires français, par constitutionnalité, ne peuvent pas s'adresser au président de la République. Donc vous pensez bien que quand ils l'ont sous la main, ils ne se gênent pas".

On les a accusés d'abuser de cette tribune mais Emmanuel Macron est le premier à instrumentaliser l'Europe en étant le candidat le plus européen, un terrain qu'il dispute avec Valérie Pécresse.

Il y a quand même des paradoxes dans le discours d'Emmanuel Macron

Oui et je n'en prendrai qu'un seul : l'avortement. Vous savez qu'hier il voulait annoncer dans les droits fondamentaux - comme l'abolition de la peine de mort - le droit à l'avortement. Mais quel Macron parle ? Le progressiste ou celui dont le groupe Renew Europe au Parlement européen a voté pour la nouvelle présidente du Parlement européen qui est contre l'avortement ?

Quel Macron parle ? Le progressiste, l'humaniste ou l'homme qui dit dans une interview que le traumatisme de l'avortement demeure. Le traumatisme de l'avortement, qui est un des sujets majeurs des anti-IVG. On a bien compris qu'Emmanuel, ce mercredi à Strasbourg, a envoyé des bisous à la gauche alors qu'en France, c'est Macron qui fait des bisous à la droite".

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