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L'UFC Que Choisir anticipe une hausse de 4 à 5 % des prix en rayon en raison de la situation en Iran

Le directeur de l'Observatoire de la consommation à l'UFC Que Choisir estime à 4 à 5% la hausse des prix en rayon dans les mois à venir, à la suite de la guerre en Iran.

DENIS CHARLET - AFP/Archives

 

La hausse sera probablement de "4 à 5% (...) dans les mois à venir dans les prix en rayon", mais "lissé sur plusieurs mois", a déclaré Grégory Caret, interrogé sur RMC.

Les industriels et la grande distribution signent un accord au 1er mars qui fixe les prix sur toute l'année, mais "il y a quand même des clauses de révision obligatoires", souligne M. Caret. Si le prix de l'énergie et des engrais flambe, "on doit rouvrir les négociations et ça doit être répercuté dans les prix", explique-t-il.

À court terme, les premiers touchés seront "les produits qui ont le taux de rotation les plus rapides, c'est-à-dire ceux qui ont des dates de péremption courtes: les produits laitiers, les produits frais, les yaourts, etc.", estime le directeur de l'Observatoire de la consommation.

Le géant laitier français Lactalis (marques Président, Lactel, Galbani) a ainsi annoncé jeudi qu'il allait devoir "répercuter" l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente aux consommateurs, tout en cherchant à le "minimiser en fonction des catégories" de produits.

Viendront ensuite les autres rayons: "tout ce qui est aussi hygiène, beauté, parce qu'il y a beaucoup d'hydrocarbures dans ces produits, des emballages, et même dans la fabrication de ces produits", indique M. Caret.

M. Caret assure cependant que la hausse "ne sera pas du même ordre de grandeur" que celle connue à la suite de la guerre en Ukraine en 2022-2023, c'est-à-dire "20-25% de hausse en un peu plus d'un an".

Concernant la hausse du carburant, très forte depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février mais qui s'est quelque peu modérée ces derniers jours, avec l'annonce d'un cessez-le-feu puis de la réouverture du détroit d'Ormuz, il prévient que les Français seront amenés à faire "des arbitrages", et devront "renoncer à consommer pour privilégier l'essentiel: le transport, l'énergie de chauffage, l'alimentaire".

AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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