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Enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer: reprise des classes "adaptée"

Les élèves du collège de La Guicharde de Sanary-sur-Mer (Var) ont repris le chemin des classes jeudi selon "une modalité adaptée" après la violente agression au couteau d'une enseignante en classe qui reste dans un état très préoccupant, a indiqué le rectorat.

Miguel MEDINA - AFP

Les élèves du collège de La Guicharde de Sanary-sur-Mer (Var) ont repris le chemin des classes jeudi selon "une modalité adaptée" après la violente agression au couteau d'une enseignante en classe qui reste dans un état très préoccupant, a indiqué le rectorat.

L'élève de 3e mis en cause doit être lui déféré dans la matinée en vue de sa probable mise en examen à l'issue de sa garde à vue, le parquet ayant réclamé son placement en détention provisoire.

"Les élèves ont retrouvé leur classe selon une modalité adaptée avec un emploi du temps aménagé. L'accueil se fait de manière échelonnée par niveau", précise l'Académie de Nice.

La matinée débute par "un temps d'échange avec les élèves en classe avec un binôme ou trinôme d'enseignants, cela ne sera pas des cours normaux".

Une cellule psychologique a été mise en place dès mercredi pour les élèves et l'ensemble du personnel éducatif et restera "le temps nécessaire".

Un protocole similaire a été déclenché pour le lycée de secteur dont plusieurs élèves ont eu l'enseignante d'arts plastiques, qui officie dans cet établissement depuis 28 ans, lorsqu'ils étaient au collège.

Mardi après-midi, un adolescent de 3e âgé de 14 ans a poignardé sa professeure d'arts plastiques de trois coups de couteau devant sa classe de 22 élèves.

L'enseignante a subi une "première intervention chirurgicale" mardi à l'hôpital Sainte-Anne de Toulon, a indiqué le procureur de Toulon, Raphaël Balland.

Mercredi en fin de journée, sa famille "plongée dans l'angoisse et dans l'attente", a fait savoir que son pronostic vital était "toujours engagé pour cinq jours", soulignant ne pas souhaiter "réagir publiquement pour le moment".

A ce stade de l'enquête, se dessine le profil d'un jeune adepte des jeux vidéos qu'il dit consommer "pas plus d'une à deux heures par jour", qui a dans sa chambre plusieurs armes blanches car il trouve cela "stylé", qui ne pratique pas de religion et évolue dans un cadre familial compliqué.

Cette nouvelle agression au couteau dans un établissement scolaire a choqué la communauté éducative, suscitant une cascade de réactions. "Ce nouveau drame doit être un signal d'alerte", a par exemple estimé mercredi soir Sud Education qui "refuse les réponses sécuritaires" et interpelle sur "l'augmentation croissante des problèmes de santé mentale chez les enfants depuis l'épidémie de Covid-19".

AFP / Marseille (France) (AFP) / © 2026 AFP

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