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Éducation : le coup de gueule des écoles privées

Par Jean Baptiste Giraud

La polémique autour des enfants de la nouvelle ministre de l’Éducation, Amélie Oudéa-Castera, agace l'enseignement privé.

Éducation
Amélie Oudéa-Castera arrive à l'école publique Littré à Paris, le 16 janvier 2024 (Thomas Samson - AFP)

La nouvelle ministre de l’Éducation, Amélie Oudéa-Castera a littéralement dû s’excuser d’avoir inscrit ses enfants dans une école privée. Une polémique qui souligne certains a priori et certaines idées reçues à l’encontre de l’enseignement privé.

Le privé, un principe constitutionnel

Le Président de la République a abordé le sujet lors de sa conférence de presse télévisée. "Une fois de plus, nous sommes devant des promesses, constate Luc Viehe, porte-parole du SPELC, syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique. Nous attendons des actes, des moyens, d’être reçus par madame la Ministre. Elle a promis de recevoir toutes les organisations syndicales ; malheureusement, cette promesse n’est pas tenue."

"Qu’il y ait des heures d’enseignement qui manquent, c’est vrai. Tout le monde le sait sur le territoire. Il faut recruter des enseignants, et vu leur situation sociale, c’est difficile à l’heure actuelle. Sur la polémique, je voudrais redire que l’enseignement privé est un principe constitutionnel en France. Cela fonctionne, avec des familles, autour d’un projet éducatif, avec 143000 professeurs, 90000 salariés de droit privé. Je trouve inacceptable qu’en France, on perde son temps dans des polémiques stériles au lieu de nous laisser travailler."

 

 

 

Éducation : "Paris n'est pas la France"

"Il y a encore un certain nombre d’inégalités entre privé et public qui pénalisent, par exemple sur les retraites des salariés du privé, explique Luc Viehe, porte-parole du SPELC, syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique. C’est fou que l’on soit en permanence confronté à la pensée unique : à fonds publics, école publique. Ce sont les enfants qui comptent. L’enseignement privé est moins bien traité que le public. Les moyens accordés ne sont pas les mêmes."

Peut-on parler de vision caricaturale de l’enseignement privé, avec cette polémique autour de l’école Stanislas ? "Comme Paris n’est pas la France, Stanislas n’est pas l’enseignement public. Avec 8500 établissements, on ne peut pas généraliser. Le plus petit a 2 classes, le plus grand 200 classes. Arrêtons les amalgames."

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