LFI reste pointée du doigt après la mort de Quentin Deranque. Mais quelles sont les relations entre la France Insoumise et la Jeune Garde : c'est le thème de l'édito de Jean-François Achilli.
"Jean-Luc Mélenchon, une nécessaire clarification. Les responsables insoumis ont beau répéter qu’ils ne sont en rien liés à la mort de Quentin Deranque, à la suite de son lynchage par au moins six agresseurs à Lyon, les regards sont désormais tournés vers Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens. Avec cette interrogation : quelle est la vraie nature de la relation entre LFI et la Jeune Garde, ce mouvement antifasciste autoproclamé, dissous en juillet dernier par le ministère de l’intérieur à la suite d’actions violentes, mais qui a fait appel devant le Conseil d’Etat ? Rien, dans les premiers détails révélés par le procureur de la République de Lyon, ne permet d’établir un lien entre la visite de Rima Hassan à SciencesPo Lyon, encadrée par son propre service d’ordre et l’agression mortelle dont Quentin a été victime non loin de là. Mais Laurent Nunez et Gérald Darmanin, avant même les premières identifications, ont désigné l’ultragauche"
"D’’où la surréaction de Jean-Luc Mélenchon, qui pratique l’inversion de charges : « c’est nous qui sommes agressés, réunion après réunion ! » Parce que le leader insoumis sait bien qu’il va devoir solder les comptes : c’est lui qui a soutenu la députation de Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde, dont l’attaché parlementaire Jacques-Elie Favrot doit clarifier son éventuel rôle dans le drame de Lyon. C’est également lui qui n’a de cesse d’appeler à conflictualiser, dans la rue, à l’Assemblée nationale, pour s’emparer du pouvoir. Ce discours aura-t-il, « encouragé depuis des années un climat de violence », comme l’a dit la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ? Ce climat jadis était la marque des mouvements d’ultradroite avec lesquels les responsables du RN ont pris leur distance. Une clarification s’impose désormais à LFI. Mais aussi à gauche. Il en va de la quiétude de la bataille présidentielle qui s’ouvre"
Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face.