Pass sanitaire : "Cela devient un pass vaccinal pour rendre la vie des non vaccinés impossible"

Après les annonces d'Olivier Véran ce jeudi, Françoise Degois dénonce le renforcement des contraintes liées au pass sanitaire.

Eric PIERMONT - AFP

Ce jeudi midi, Olivier Véran et Jérome Salomon, respectivement ministre de la Santé et directeur général de la Santé, ont détaillé le plan du gouvernement pour endiguer cette 5e vague du Covid 19. Françoise Degois détaille ces mesures et fait le parallèle entre pass sanitaire et pass vaccinal.

"Cachez ce pass vaccinal que je ne saurais voir, dont je ne saurais parlé, lance Françoise Degois sur Sud Radio. Il ne dit pas son nom mais le gouvernement effectue là un tour de vis, un véritable emprisonnement. C'est un pass vaccinal, ce n'est plus un pass sanitaire. Pourquoi ? Parce que les tests ne sont plus valables que 24 heures contre 72 heures, que ce pass sanitaire sera assujetti à la 3e dose à partir de 18 ans et que la dose de rappel - c'est le pompon - se fera 5 mois après la dose précédente ! Le but, évidemment, c'est de rendre la vie des non vaccinés impossible".

"C'est l'éternel retour du jour sans fin. En novembre 2020, il y a un an, que disait Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement ? "Il faut sauver Noël". Hier, en novembre 2021, que disait-il encore ? "Il fait sauver Noël". Rappelons tout de même que les cas flambent - certes - mais absolument pas les hospitalisations. Et puis ce n'est pas comme si nous n'avions pas supprimer 5700 lits pendant la pandémie".

"On rappel également que personne ne peut dire quelle est le pourcentage d'immunité, on ne peut pas le mesurer au quotidien. J'écoutais Gérald Kierzek, qui est tout sauf un complotiste, disant que c'est une folie de décider qu'au bout de 5 mois nous n'avons plus d'immunité. Nous n'en savons rien. Quant à ce rappel tous les 5 mois, il n'y a, à priori rien de médical. C'est au doigt mouillé. Et est-ce que poser cette question fait de nous des complotistes ? Non, absolument pas".

Est-ce que l'opinion est prête à accepter ce renforcement du pass sanitaire ?

"Je n'en sais rien, c'est difficile à dire. En tout cas, ça va encore aggraver cette défiance et ce très mauvais état d'esprit qui est en train de s'installer en France entre les vaccinés et les non vaccinés. Vous savez qu'une majorité - très courte - de vaccinés est pour l'enfermement et le confinement des non-vaccinés ? Il n'y a plus d'État de droit, c'est la France éternelle, cet aspect très noir qu'on adore et qui revient".

"Et puis, il y a ce qu'il se passe en Guadeloupe et maintenant en Martinique. Aux Antilles, il y a eu une nuit encore difficile. Et ce ne sont pas les mots de Gabriel Attal qui vont calmer le jeu en parlant de "minorité récalcitrante qui prend toute l'île en otage".

Ce n'est pas comme si nous n'avions pas alerté en disant qu'il n'y avait que 15 lits de réanimation pour 400.000 patients. Comment est-ce qu'on va faire ? Ce n'est pas comme s'il y avait une défiance éternelle et normale pour une île dévastée par le chlordécone, ce pesticide ultra toxique. Ce n'est pas comme si le chômage, le manque d'accès d'eau potable pour 1/3 de la population dans un territoire de la République française n'était pas omniprésent".

"Donc il est évident qu'avec ce type de propos, avec ce type de comportement et avec ce type de tour de vis, j'ai le sentiment que nous n'allons pas vers - ce que j'appelle de tous mes voeux - la concorde civile et nationale".

À lire aussi :

Covid 19 : "Avec la 5e vague, tout redevient malsain, le gouvernement joue avec nos nerfs !"