Samia Ghali : à Marseille, "des quartiers sont aux mains de cartels"

Samia Ghali, deuxième adjointe au maire de Marseille, était l’invitée de Patrick Roger le 18 décembre, dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Samia Ghali, alors candidate à la mairie de Marseille, le 21 février 2020 dans la cité phocéenne (Clément Mahoudeau - AFP/Archives).

Le Printemps marseillais restera-t-il derrière le nouveau maire de Marseille ? C’est un feuilleton à rebondissement : Samia Ghali, deuxième adjointe au maire de Marseille, sera de nouveau la faiseuse de maire. Elle va apporter son soutien à Benoit Payan.

"Aujourd’hui, on n’est plus en face de trafics, mais de cartels"

"J’ai considéré que j’ai passé un accord avec le Printemps marseillais pour un projet pour Marseille, confie Samia Ghali, deuxième adjointe au maire de Marseille, sur l’antenne de Sud Radio. J’ai laissé le Printemps marseillais choisir en son sein qui allait succéder à Michèle Rubirola. En l’occurrence, ce sera Bruno Payan, que je soutiendrai avec mon groupe lundi matin au conseil municipal de Marseille."

Aura-t-elle des exigences ? "Je les ai déjà formulées le 4 février dernier. Malheureusement, elles n’ont pas pu être mises en place. Michèle Rubirola a été malade, il y a eu les vacances, le Covid… L’administration a aussi pris certaines habitudes depuis 25 ans et n’a pas trop compris que l’on avait changé de majorité. Cela a été compliqué, je ne le cache pas." Samia Ghali avait jadis dit qu’il fallait envoyer l’armée dans certains quartiers de la ville. A-t-elle encore le même discours aujourd’hui ? "Oui ! Aujourd’hui, on n’est plus en face de trafics, mais de cartels à Marseille. Face à cela, plus la situation économique et sanitaire, cela fait beaucoup pour une seule ville. Les Marseillais sont à bout de force, et des quartiers sont aux mains de cartels."

"Je souhaite qu’on mette un coup d’accélérateur"

Est-ce aussi pour cela que Michèle Rubirola ne se sent pas de rester maire ? "À Marseille, il y a des situations de souffrance, que le Covid a accentuées, avec une administration qui a pris de vieilles habitudes.  Quand vous demandez des choses, cela n’arrive pas, c’est long, on vous transmet des rapports que vous n’avez pas demandés. C’est très lourd, cela oblige à mettre beaucoup d’énergie sur des choses simples. Je souhaite qu’on mette un coup d’accélérateur, sur le projet et sur le fonctionnement de la ville."

A-t-elle confiance en Bruno Payan pour le faire ? "J’ai travaillé avec lui, on s’est retrouvés sur de nombreux dossiers ensemble, notamment des projets d’infrastructures pour Marseille." Va-t-elle être première adjointe ? "Ce sera Michèle Rubirola. Je ne suis pas dans un concours de miss France. Je ne veux plus que l’on soit la risée de la France. Je veux que les Marseillais soient fiers de nous, que Marseille devienne la capitale qu’elle est, une capitale méditerranéenne. J’ai fait part de mes attentes au futur maire pour les Marseillais. À lui de me dire quelles tâches il veut me confier."

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