Renaud Muselier, sur l'affaire Ferrand : "une insulte au parlement"

La présomption d’innocence n'oblige pas une personne mise en examen à démissionner, selon le président LR de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur. Mais pour autant Renaud Muselier, invité du petit déjeuner politique le septembre, estime qu'il y a un paradoxe pour Richard Ferrand à rester président de l'Assemblée nationale après sa mise en examen cette nuit, quand le même Richard Ferrand avait démissionné du gouvernement sans mise en examen, lors du déclenchement de l'affaire des Mutuelles de Bretagne en 2017.

Renaud Muselier, président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le septembre à 7h40.

Richer Ferrand a été mis en examen le 11 septembre dans l'affaire dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne. Il a fait savoir qu'il n'entendait pas démissionner.

 

Renaud Muselier : "je ne suis pas pour qu'on soit considéré systématiquement comme coupable à la moindre ligne dans les journaux ou mise en examen"

Richer Ferrand peut-il rester président de l'Assemblée nationale ? "Bien-sûr qu'il peut rester, mais où est la cohérence ? Quand il était au gouvernement et qu'il était inquiété, il a démissionné. Et maintenant qu'il est mis en examen, va-t-il rester..."

"La logique voudrait qu'il s'en aille"

"Maintenant, je ne suis pas pour qu'on soit considéré systématiquement comme coupable à la moindre ligne dans les journaux ou mise en examen.  C'est lui face à lui-même. Il a accepté de démissionner quand on en parlait, et il va refuser de démissionner quand il est mis en examen... C'est quand-même particulier. Il a quitté le gouvernement ! Il n'avait qu'à dire non dès le départ au président de la République puisqu'il estime être innocent. Il était considéré comme coupable au gouvernement quand il y était, aujourd'hui président du parlement, il estime pouvoir rester en étant mis en examen. Je pense qu'on doit démissionner quand on est coupable, quand on est jugé".

"C'est quelque-part une insulte au parlement"

"Il faut laisser du temps pour la justice, il montre que parfois on va trop vite. Si on prend des jurisprudences en raisonnant avec un peu de distance, le président de l'Assemblée qui était M. Fabius avait été mis en examen pour le sang contaminé, il était resté... Il avait été blanchi après. Il faut quand même prendre un peu de distance.

Le cas de M. Ferrand est particulier. Il démissionne du gouvernement parce qu'on parle de lui. Et aujourd'hui mis en examen, il reste au Parlement. C'est quelque-part une insulte au parlement. Mais il n'est pas coupable, puisqu'il n'est pas jugé donc il a quand-même la présomption d'innocence".

 

Cliquez ici pour écouter "L’invité politique" avec Patrick Roger

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !