Nicolas Dupont-Aignan veut "se débarrasser de ceux qui nous tuent à petit feu"

Nicolas Dupont-Aignan, invité lundi de Territoires d’info sur Sud Radio et Public Sénat, s’en est pris à "la petite classe politique qui a foiré depuis 20 ans". Le candidat de Debout la France appelle à ne pas regarder les sondages, et à voter par conviction, le "vrai vote utile".

À six jours du premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan vise toujours le second tour. "Il y a vingt millions de français qui n’ont pas tranché", a assuré le candidat de Debout la France au micro de Territoires d’Info sur Sud Radio et Public Sénat. "Les sondages sont là pour favoriser ce que j’appelle le vote inutile. Le coup des sondages et du vote utile, on nous le fait depuis vingt ans, et à chaque fois, c’est ce qui a permis à des gens incompétents et corrompus de rester au pouvoir", s’est agacé le candidat.

Le vrai vote utile, c’est le vote par adhésion, de conviction

Néanmoins, si Nicolas Dupont-Aignan se voit comme une alternative à "la petite classe politique qui a foiré depuis 20 ans", il tient à se différencier de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. "Ça ne sert à rien de se débarrasser de ceux qui nous tuent à petit feu, si c’est pour amener le chaos et des difficultés", a affirmé le candidat taclant les hausses d’impôts "délirantes" de Jean-Luc Mélenchon et "la taxe aux frontières de Madame Le Pen qui entraînera des représailles".

"Je ne suis pas le chalutier qui rattrape les poissons"

Également dans le viseur de Nicolas Dupont-Aignan : Emmanuel Macron. Accusé d’être le représentant "du syndicat des intérêts, qui veulent surtout ne rien bouger et qui se sont servis", l’ancien ministre de l’Économie aurait pour but de "mener la feuille de route de l’UE […] pour normaliser la France, faire disparaître l’exception française", selon le député de l’Essonne. Le candidat de Debout la France tacle aussi les multiples soutiens agrégés par Emmanuel Macron. "Cela montre bien que c’est un recyclage de personnalités très diverses. Je ne vois pas ce que pensent en commun Robert Hue, Dominique de Villepin, François Bayrou, Dominique Perben…", a déclaré Nicolas Dupont-Aignan. 

Mais si le député de l'Essonne marche seul, le candidat de Debout la France est persuadé qu’il obtiendrait une majorité à l’Assemblée nationale en cas de victoire. "Les français choisissent un guide, un entraîneur, celui qui va incarner la nation. Et après, celui là aura une majorité puisqu’il présentera des candidats aux législatives", a assuré le député de l’Essonne qui ne s’est pas privé de critiquer la stratégie de François Fillon. Le candidat LR a passé son week-end à s’adresser aux catholiques et a laissé entendre que des membres de Sens Commun pourraient faire partie de son gouvernement. "Je ne suis pas le chalutier qui rattrape des poissons. Je m’occupe de la France. Je ne suis pas là pour faire du ciblage de clientèle électorale qui n’a d’ailleurs aucun sens", a répliqué Nicolas Dupont-Aignan. 

Enfin, interrogé sur le résultat du référendum en Turquie qui ouvre la voie à un renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, le candidat de Debout la France y voit l’occasion de "rompre définitivement les négociations" sur la possible entrée de la Turquie dans l’Union européenne. "L’Union européenne n’existe pas. Ce sont des lâches, des pleutres, des corrompus. Ils doivent bien évidemment rompre mais ils ne veulent pas. C’est leur projet : faire rentrer la Turquie. Donc là ce serait l’occasion inespéré de dire 'maintenant stop'"

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