Turquie : victoire serrée du "oui" au référendum

Recep Tayyip Erdogan, président de la Turquie
Recep Tayyip Erdogan, président de la Turquie

Après le dépouillement de 99,45% des voix au référendum turc sur une révision de la constitution, le "oui", défendu par Recep Tayyip Erdogan et son gouvernement, s'est imposé avec une très courte avance.

Ce dimanche, plus de 55 millions de Turcs étaient appelés à se rendre aux urnes pour se prononcer sur un référendum qui animait depuis des mois la vie politique du pays mais également celle de certains pays européens, sur fond de crise diplomatique entre Ankara et Berlin ou Amsterdam par exemple. L’enjeu était clair : une réforme constitutionnelle qui prévoit entre autres la suppression du poste de Premier ministre au profit d'un "hyperprésident" qui concentrerait entre ses mains de vastes prérogatives. Une réforme nécessaire selon le président Erdogan face au contexte politique et international (putsch raté de juillet 2016, attentats du PKK kurde, guerre en Syrie et en Irak), une dérive autoritaire de plus pour ses opposants.

Le "oui" en tête après 99% des dépouillements

Alors que la Turquie est sous le régime de l’état d’urgence depuis le pustch manqué de l’été dernier, l’opposition dénonce depuis longtemps une campagne biaisée, avec une nette prédominance du "oui" dans les rues et les médias. "Si Dieu le veut, notre nation (...) s'avancera vers l'avenir ce soir en faisant le choix attendu", a déclaré le président Erdogan après avoir voté ce matin à Istanbul.

Or, selon les dernières estimations de résultats, c’est bien le "oui" qui l’emporterait ce dimanche soir, d'une courte tête. Après dépouillement de 99,45% des bulletins de vote à 19h20 heure locale (18h20 en France), le "oui" comptabiliserait 51,37% des voix, contre 48,63% pour le non. S'il l'emporte bel et bien, Recep Tayyip Erdogan pourrait en théorie rester président jusqu'en 2029.

(Avec AFP)

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