Nicolas Dupont-Aignan : "Christophe Castaner est un incompétent et un cynique"

Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France et candidat aux élections européennes de 2019, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Deux jours après une nouvelle manifestation des Gilets Jaunes marqués par des scènes de violence sur les Champs-Élysées, Nicolas Dupont-Aignan a mis en cause la responsabilité du gouvernement et du ministre de l'Intérieur.

"J'ai demandé la démission de Christophe Castaner, qui est un incapable et un cynique, a lancé le député de l'Essonne, président de Debout la France et candidat aux élections européennes de 2019, invité politique du Grand Matin Sud Radio. C'est inadmissible ce qui s'est passé, il fallait protéger l'Arc de Triomphe. Pourquoi n'était-il pas protégé ? On nous prend pour des imbéciles. Comment une préfecture de police, qui connaît par cœur les casseurs, notamment d'extrême-gauche, a pu laisser des rues de Paris comme ça ?"

 

 

J'irai essayer de comprendre, pour une leçon d'histoire un jour pour mes petits-enfants, comment un gouvernement peut être aussi sourd, aveugle et inconscient

Nicolas Dupont-Aignan sera reçu, comme les autres président de formations politiques, par Édouard Philippe ce lundi : "J'irai avec le sentiment que le président de la République aurait pu nous recevoir... Mais je ne refuse jamais une main tendue et j'irai dire au Premier ministre ce que je pense. J'irai essayer de comprendre, pour une leçon d'histoire un jour pour mes petits-enfants, comment un gouvernement peut-être aussi sourd, aveugle et inconscient. Je lui dirai que ce qu'ils ont fait depuis 15 jours est dramatique pour le pays."

Le président de Debout la France réclame aujourd'hui des "annonces très fortes" de la part du gouvernement, "sinon, ça finira très mal", estime Nicolas Dupont-Aignan, qui envisage même une dissolution : "Soit le gouvernement entend la colère et on avance, soit il sera obligé d'aller aux élections. Soit il y a des actes, soit il n'y aura, comme recours, que le suffrage universel, référendum, dissolution ou pire... Il faut changer de politique ou changer de président. Il n'y aura pas d'autres solution."

On est en concurrence avec des esclaves, en Bulgarie, en Chine ou ailleurs. On a supprimé toutes les protections et les Français commencent à vivre comme des esclaves eux aussi

"Déjà, j'attends l'arrêt des hausses du 1er janvier, de cette politique de folie, a poursuivi Nicolas Dupont-Aignan. Deuxièmement, des mesures compensatoires. Je pense qu'il y a de l'argent à aller chercher, par exemple, sur la taxe sur les bateaux, qui sont détaxés. Je voudrais que le gouvernement reprenne une idée que je défends depuis des années, à savoir détaxer le travail sur le sol français et taxer les cargos, qui polluent comme jamais, et qui viennent du bout du monde, ou encore les GAFA qui ne paient pas d'impôts... Le problème de fond, c'est que toute la France est concurrencée de manière déloyale, l'artisan face au travailleur détaché, le bar-tabac face à Starbucks qui ne paie pas d'impôt, le commerce dans une ville moyenne face à Amazon..."

Le député de l'Essonne voit dans ce mouvement des Gilets Jaunes "la France qui se lève" : "Ce n'est pas la question de la droite ou de la gauche, mais d'un peuple qui doit pouvoir vivre. Et pour vivre, il faut pouvoir changer de politique. On est en concurrence avec des esclaves, en Bulgarie, en Chine ou ailleurs. On a supprimé toutes les protections et les Français commencent à vivre comme des esclaves eux aussi."

Je trouve le gouvernement irresponsable. J'ai peur de l'engrenage, qu'il y ait une liaison entre la racaille des banlieues et les casseurs et que tout ça finisse très mal

 

 

Et, derrière les casseurs, Nicolas Dupont-Aignan voit l'œuvre de "racailles de banlieues" : "J'ai vu des gens formidables, des Français comme les autres, qui manifestaient paisiblement. J'ai vu de la racaille de banlieue qui venait piller les magasins. Peut-être parce qu'elle avait des ordres, la police ne faisait rien. Par contre, le retraité, la police lui mettait des coups de matraque et lançait le canon à eau. J'ai peur de l'engrenage. Je trouve le gouvernement irresponsable. Je crains qu'il y ait une liaison entre la racaille des banlieues et les casseurs et que tout ça finisse très mal. Je suis très sévère avec le président de la République qui me fait penser à ces pyromanes déguisés en pompiers."

 

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