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Montpellier : une infirmière "jetée au sol devant des lycéens"

Par La rédaction

Un syndicat des infirmières scolaires dénonce l'interpellation "disproportionnée" d'une collègue à Montpellier. 

Préparation d'une pancarte près du lycée Montgrand, dans le centre de Marseille, bloqué le 2 novembre 2026 par des lycéens mobilisés pour de meilleures conditions d'études
Préparation d'une pancarte près du lycée Montgrand, dans le centre de Marseille, bloqué le 2 novembre 2026 par des lycéens mobilisés pour de meilleures conditions d'études (Justine MEDDAH - AFP)

Les images ont choqué sur les réseaux sociaux : à Montpellier, une infirmière scolaire de 53 ans a été violemment interpellée en marge du blocage du lycée Jean Monnet. Placée en garde à vue, elle a été libérée sans poursuites depuis.

Montpellier : interpellée sur un blocage de lycée

"Je n’étais pas présente lors de cette interpellation. Notre collègue était présente sur le blocus du lycée pour protéger les élèves, explique Mathilde Varrette, secrétaire générale adjointe du SNICS-FSU, au micro de Benjamin Glaise, sur l’antenne de Sud Radio. Elle a été plaquée au sol de façon assez violente par les forces de l’ordre. C’est quelque chose qui nous paraît assez intolérable."

Pour autant, bloquer un établissement demeure illégal. La police estime quant à elle qu’elle avait outragé les forces de l’ordre et qu’elle s’est rebellé. Aurait-elle craqué ? "Je ne pense pas qu’elle ait craqué. Elle était plutôt en colère de ces dix années de restrictions sociales, de la politique du gouvernement. C’était plutôt de l’inquiétude."

Pas assez d'infirmières scolaires

À l'heure actuelle, on compte en moyenne une infirmière scolaire pour 1500 à 1800 élèves dans l’Hexagone. "C’est totalement insuffisant pour faire notre travail correctement. Nous sommes sollicités en permanence, souvent sur plusieurs établissements et le secteur de recrutement. Les infirmiers et infirmières sont souvent présents une seule journée dans un établissement."

"Nous gérons les urgences mais nous ne pouvons pas assurer le suivi, souligne Mathilde Varrette, secrétaire générale adjointe du SNICS-FSU, au micro de Benjamin Glaise, sur l’antenne de Sud Radio. On parle de la santé, de la santé mentale, des violences sexistes et sexuelles. Mais on ne met pas les moyens en face pour être présent, pour avoir un effet positif sur le terrain."

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