Soyez libres, Elisabeth Lévy. Vous revenez sur une déclaration de la présidente de l'Assemblée nationale. Yaël Braun-Pivet voudrait que la France soit dirigée en mixité.
« Avec tout le respect qu'on doit à la présidente de l'Assemblée nationale, on aimerait qu'elle s'exprime en français plutôt que dans ce sabir techno bobo. En mixité, oui, c'est aussi déplorable "qu'en situation de handicap » pour dire handicapé est encore plus dénué de sens.
"Madame Braun-Pivet veut-elle un président qui ne serait ni homme ni femme ?"
Parce que, ça veut dire quoi ? Est-ce que Madame Braun-Pivet veut qu’on élise un être hybride, mi-homme, mi-femme ? Ou un président « ielle » qui ne serait ni homme ni femme ? Ou alors, peut-être, trouve-t-elle que la France serait mieux dirigée par une femme ? En ce cas, qu'elle le dise. Alors, pour les mal comprenants comme moi, Yaël Braun-Pivet précise sa pensée :
« Lorsqu'on voit ceux qui prennent les décisions dans notre pays, c'est quasiment 100% d'hommes. Ça ne va pas. » Il y a quelques temps, elle fustigeait « le club de machos qui se déclare quasiment quotidiennement candidat à la présidentielle ».
"Il y a des femmes qui se verraient bien dans la course à l'Elysée"
Et il y a en effet déjà une quarantaine d'appelés, selon certains décomptes. Il y a d'ailleurs des femmes à l'intérieur qui se verraient bien se lancer dans la course à l'Elysée. Mais, attention, Madame Braun-Pivet n'en fait pas partie. Si elle annonce également hier qu'elle séchera les meetings de lancement de Gabriel Attal et d'Edouard Philippe.
Attal et Philippe qui sont soutenus par des partis qui, accessoirement, appartiennent à la même majorité que Madame Braun-Pivet. Et, l'élection présidentielle, c'est par nature une affaire personnelle. C'est la rencontre d'un Homme et d'un peuple. »
🗣️ @ELevyCauseur :"Les femmes ne sont pas une espèce protégée ni une minorité opprimée. Elles n’ont besoin ni de quotas, ni de pleurnicheries en politique" #GrandMatin
— Sud Radio (@SudRadio) May 21, 2026
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"Il y a des femmes dans les plus hautes fonctions politiques"
Vous ironisez, Elisabeth Lévy, mais est-ce que la place des femmes en politique est un vrai problème ?
« Non, vraiment, c'est un problème qui n'existe pas. Si on était en 1946, quand les Françaises venaient d'avoir le droit de vote, peut-être que j'admettrais qu'il faut un peu pousser les choses pour qu'on les voie aussi au pouvoir. Mais aujourd'hui, pouvez-vous me citer une femme qui a été exclue du pouvoir ou de la compétition, parce qu'elle était une femme ?
Il y a des femmes dans les plus hautes fonctions politiques. Elles dirigent l'audiovisuel public à toutes les maisons, la Cour des comptes, l'Assemblée nationale. Elles ne sont pas jugées sur leur sexe, elles sont jugées sur leurs compétences. Et on ne m'a toujours donné aucune preuve que par nature, les femmes gouverneraient mieux que les hommes, ni moins bien. Moi, je ne me sens pas mieux représentée politiquement par une femme que par un homme.
"Elles n'ont besoin ni de quotas, ni de toutes ces pleurnicheries"
J'en ai assez de ces sornettes. Les femmes ne sont pas une espèce protégée ni une minorité opprimée. En France, en tout cas, bien sûr. Elles n'ont besoin ni de quotas, ni de toutes ces pleurnicheries. Si les juges décident finalement de limiter l'inéligibilité de Marine Le Pen pour lui permettre de se présenter, une femme sera la favorite de l'élection présidentielle. Et ça, je suis sûr que ça réjouira Madame Braun-Pivet. »
Retrouvez Soyez Libre dans le Grand Matin Sud Radio au micro de Patrick Roger.