"Emmanuel Moulin, un homme qui veut compter à la tête de la Banque de France. Il aura passé l’épreuve sans faire d’étincelles. L’ancien secrétaire de l’Elysée d’Emmanuel Macron succèdera donc au charismatique François Villeroy de Galhau pour aller diriger la vénérable institution. Cette Banque de France qui fait office de pôle de stabilité dans un vieux pays fatigué qui tangue de tous côtés, rongé par les déficits et la dette, menacé de récession et qui va entrer dans une campagne présidentielle dans la douleur"
"La victoire fut courte : 58 parlementaires des commissions des Finances de l’Assemblée Nationale et du Sénat se sont opposés à sa venue, 52 autres l’ont acceptée, il fallait une majorité des trois cinquièmes pour lui barrer la route"
"Emmanuel Macron place un proche de plus"
"Le candidat avait toutefois le bon profil : haut fonctionnaire, rompu aux institutions bancaires, d’un profil très politique, qui a su tisser un vaste réseau relationnel dans les cercles du pouvoir, Emmanuel Moulin est traité de sarkozyste par les uns et de macroniste par les autres, du fait d’avoir servi les deux présidents. Mais le nouveau gouverneur est aussi un homme d’équilibre, habitué des situations de crise et habité par le sens du devoir au service de l’Etat"
"Sa nomination aura quand même quelque peu refroidi l’ambiance, alimentant le soupçon de recasage en règle des copains : après Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel et Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des Comptes, Emmanuel Macron place ainsi un proche de plus, un troisième, à un poste-clef de la République. Ses opposants s’en sont inquiétés, allant jusqu’à dire que le président verrouillait le système avant de partir. Une accusation qui ne tient pas puisqu’il ne peut plus se représenter. Du moins... pas avant 2032. Les trois heureux promus seront toujours en exercice à cette date. Au cas où. Cela s’appelle déjà le coup d’après..."