Julien Denormandie : "L’alimentation française est la meilleure au monde"

Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, était l’invité de Benjamin Glaise et Laurence Garcia le 16 juillet dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Julien Denormandie, Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation interviewé par Benjamin Glaise et Laurence Garcia sur Sud Radio, à 8h10, dans "C'est à la une".

Pour Julien Denormandie, ex ministre du Logement d’Edouard Philippe et désormais ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, "on voit qu’il y a une méthode Castex".

 

Cap sur l'emploi et les territoires

"C’est une méthode orientée vers les territoires, explique-t-il. Tout remonte des territoires. Tout doit être fait au regard de leurs spécificités. " Pour autant, Jean Castex demeure un énarque et un haut fonctionnaire. "C’est une approche, une façon de faire, ce n’est pas en fonction des diplômes que vous avez. La deuxième méthode Castex, c’est la concertation, avec les représentants des organismes sociaux, des syndicats que le Premier ministre reçoit dès demain à nouveau. Il a fixé hier un cap très clair : l’emploi, tout faire pour lutter contre le chômage."

La crise du Covid n’aura-t-elle pas également mis en lumière l’échec du centralisme, de décisions venant d’en haut ? "La question est posée de savoir si un État central peut décider de politiques générales s’appliquant partout pareil, reconnaît Julien Denormandie. C’est important de donner des grandes lignes. Au moment du déconfinement, nous avons vu que les spécificités des territoires devraient être prises en compte. Dans une vie, une action politique, la gestion d’un pays, il faut jongler entre les décisions qui s’appliquent à tous et cela. Par ailleurs, notre Constitution ne permet pas la différenciation territoriale."

 

Ne pas stigmatiser les agriculteurs

Dans une interview donnée au quotidien Le Parisien, Jean Castex revient sur la question du glyphosate. Si ne plus en faire usage est un objectif, les agriculteurs se plaignent de ne pas se voir proposer d’alternative. "On y travaille, précise le nouveau ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Un tiers des exploitations ont arrêté de s’en servir, un tiers l’ont diminué, la dynamique est là. Tout le monde agricole est engagé sur cette agro-écologie, et depuis longtemps. Je m’attache à ne tomber dans aucune stigmatisation. C’est un des secteurs qui s’est le plus réformé depuis l’après-guerre. Il faut investir dans les produits de substitution. Il faut aussi dire aux Français d’acheter de l’agriculture française. L’alimentation est en lien avec votre santé. L’alimentation française est la meilleure au monde. On ne le dit pas assez aux Français."

Une pétition circule à l’heure actuelle quant à l’interdiction de l’élevage intensif et en cage, encore pratiqué en France. Qu’en pense le nouveau ministre ? "Les éleveurs ne sont pas insensibles au bien-être animal, estime Julien Denormandie. Leur métier par définition vise à prendre soin des bêtes qu’ils élèvent. Mettez-vous à la place des éleveurs qui reçoivent des leçons de morale à longueur de journée. Par contre, il y a des sujets sur lesquels il faut évoluer. Il faut notamment que l’État accompagne l’investissement dans les abattoirs."

 

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