Inondations : "Nous n'avons pas la culture du risque" selon Barbara Pompili

Barbara Pompili, députée LREM de la Somme et présidente de la commission Développement durable à l'Assemblée nationale, était l'invitée politique du Grand Matin Sud Radio.

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Les inondations dans le sud de la France, particulièrement dans le département de l'Aude, ont fait 11 victimes, d'après un dernier bilan communiqué par la préfecture.

Invitée politique du Grand Matin Sud Radio, Barbara Pompili a reconnu qu'il va être nécessaire d'améliorer la gestion et la préparation à ces incidents climatiques, qui vont se multiplier "à cause du réchauffement climatique".

On a fait beaucoup de bêtises en termes d'aménagement du territoire et d'urbanisme ces dernières années et on est en train d'en payer le prix

"Il faut se préparer à comment on anticipe et comment on gère quand ce genre de catastrophe arrive", a ajouté la députée LREM de la Somme et présidente de la Commission Développement durable à l'Assemblée nationale.

L'un des axes sur lesquels il faut s'appuyer, selon elle, est la lutte contre "l'artificialisation des sols" et "contre l'étalement urbain" : "On a fait beaucoup de bêtises en termes d’aménagement du territoire et d’urbanisme ces dernières années, on est en train d’en payer le prix. Il y a eu beaucoup de velléités d’essayer d’assouplir la loi Littoral, qui permet pourtant de préserver nos littoraux et leur capacité à atténuer les catastrophes quand elles arrivent."

 

 

Pour l'ancienne membre d'EELV, il va falloir consentir à des investissements, qui s'avéreront rentables à terme : "Vu ce qu’on a fait en matière d’artificialisation, il faut des investissements. Il faut qu’on comprenne que c’est autant d’argent qu’on économise pour après. En 2016, les inondations ont coûté 1,4 milliard d’euros."

On a été particulièrement épargnés par les risques climatiques, mais maintenant, ça nous arrive aussi. Donc il faut qu'on change nos habitudes et qu'on s'y prépare

Autre priorité, explique Barbara Pompili, "préserver les zones humides", qui sont une "assurance anti-inondation".

 

 

Mais mettre l'accent sur la prévention ne suffit plus. Il faut aussi "changer les habitudes" pour mieux réagir à ces catastrophes naturelles : "Contrairement à d'autres pays, on n'a pas la culture du risque. On sait qu'il y a des risques, mais on s'y prépare peu. On le voit aussi pour les risques d'attentat. On a des risques avec les centrales nucléaires, mais les gens qui habitent à côté ne savent pas ce qu'il faut faire. (...) On doit regarder ce qui se passe dans les pays qui sont plus habitués que nous. On a été particulièrement épargnés par les risques climatiques, mais maintenant, ça nous arrive aussi, donc il faut qu'on change nos habitudes et qu'on s'y prépare."