Ian Brossat : "Même quand on n'attend rien de Macron, on est déçu"

Ian Brossat, tête de liste PCF pour les élections européennes, était l’invité politique de Philippe David et Christophe Bordet, le 26 avril sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Qu’a pensé Ian Brossat de la conférence de presse d’Emmanuel Macron ? "Je n’ai pas été convaincu. Emmanuel Macron a ceci de particulier que, même quand on y attend rien, on est déçu quand même ! Cela fait six mois qu’il y a une colère sociale dans ce pays. Et à ces gens là, Emmanuel Macron ne répond rien, sinon qu’il va falloir travailler plus pour gagner autant voire moins".

Merci les Gilets Jaunes !

Dans son discours, le locataire de l’Elysée a enfin nommé les Gilets Jaunes. "Encore heureux, estime la tête de liste communiste aux Européennes. Ce Grand débat national n’a été lancé que parce qu’il y avait ce mouvement. Il a été contraint de l’organiser. Le problème est que sur la question du pouvoir d’achat, de la vie chère, et de la TVA, il n’y a pas de réponses et beaucoup de déceptions. La réindexation des retraites sur l’inflation ? Merci les Gilets Jaunes ! Qui l’a supprimé ? C’est Macron ! Et il faudrait lui dire merci, alors qu’en plus, il avait augmenté la CSG".

Emmanuel Macron a rappelé que parmi les Gilets Jaunes, il y avait des violents, des antisémites, des homophobes… "Il est caricatural, il amalgame, il cherche à discréditer un mouvement  plus populaire que tous les partis français, juge Ian Brossat. Il y a du mépris, dans la ligne des propos de ses ministres, dont Christophe Castaner. S’il y a encore 50% des Français qui soutiennent ce mouvement, c’est parce qu’il a pointé l’injustice fiscale et sociale". Aucune excuse n’a été faite pour les 23 manifestants blessés. "C’est choquant, en sus des journalistes intimidés, notamment Gaspard Glanz. Il n’y a pas d’ordre sans justice".

Faire en sorte que le travail paie

Le Président veut par ailleurs que les Français travaillent plus. "Je lui réponds que s’il n’aime pas les Français, il n’est pas obligé d’être président de la République. C’est quand même curieux d’avoir un Président qui passe son temps à cracher sur les Français, à les traiter de feignants. La réalité est que les Français travaillent 1.500 heures par an, comme les Allemands, les Italiens, les Britanniques. La question qui était posée est de faire en sorte que le travail paie".

 

 


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