Trump confirme, mais le débat persiste
Dans une déclaration à la presse américaine, le président Donald Trump a déclaré qu’il « estime que les rapports sur la mort d’Ali Khamenei sont corrects », se disant convaincu par les informations partagées par les services de renseignement et les responsables israéliens. Trump a toutefois souligné qu’il ne souhaitait rien affirmer de manière définitive tant que toutes les preuves n’avaient pas été examinées, mais qu’il considérait que « la plupart des dirigeants iraniens étaient désormais hors d’état de nuire ».
Cette confirmation intervient quelques heures après les déclarations de Benjamin Netanyahu, qui avait affirmé qu’il existait « de nombreux signes » laissant penser que Khamenei avait été tué lors de frappes israélo‑américaines sur son complexe à Téhéran. Des médias israéliens ont même rapporté que des images du corps du Guide suprême auraient été présentées à Trump et à Netanyahu, selon des responsables cités par la presse.
Un démenti officiel de Téhéran
Malgré ces affirmations, le gouvernement iranien a fermement nié la mort du Guide suprême. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que Khamenei était « vivant, pour autant que je sache », affirmant que les hauts responsables iraniens continuaient à exercer leurs fonctions normalement. Cette position officielle maintient un flou considérable autour de la situation réelle à Téhéran, amplifiant les incertitudes sur la véracité des annonces israéliennes et américaines.
Un impact immédiat sur la région
Les frappes qui ont visé l’Iran samedi ont touché une série d’installations militaires, dont des centres de commandement, des infrastructures de défense et des lieux associés au programme nucléaire iranien. Selon des sources citées par la presse internationale, plusieurs hauts responsables militaires iraniens auraient également été tués lors des attaques, notamment des commandants liés à l’armée et à l’aile des Gardiens de la révolution.
La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre : des missiles et des drones ont été lancés vers Israël et des bases américaines dans la région, faisant résonner des sirènes d’alerte à travers le Golfe et provoquant une escalade des tensions. Cette dynamique pourrait rapidement se transformer en un conflit plus large, avec une crise politique interne en Iran et des conséquences directes sur la sécurité régionale.
Vers une crise de succession ?
Si la mort d’Ali Khamenei était avérée, elle marquerait la fin d’un règne de plus de 35 ans à la tête de la République islamique, temps pendant lequel il a consolidé le pouvoir théocratique et façonné la politique régionale. Sans successeur clairement établi, l’absence ou le décès du Guide suprême pourrait déclencher une crise de succession sans précédent, ouvrant une période d’instabilité interne et d’incertitudes politiques.
Enjeux diplomatiques mondiaux
Sur la scène internationale, les réactions se multiplient : des responsables européens appellent à la désescalade et à une résolution diplomatique, tandis que des réunions d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sont en préparation. Les risques d’un conflit prolongé ont des répercussions sur les marchés mondiaux, notamment dans le secteur énergétique, du fait de la position stratégique de l’Iran dans le détroit d’Hormuz.