Guillaume Larrivé : "Le coronavirus ce n'est pas la peste"

Guillaume Larrivé, député LR de l'Yonne était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le jeudi 5 mars sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Guillaume Larrivé interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio le jeudi 5 mars à 7h40.

Alors que le coronavirus pourrait pousser les autorités à reporter les élections municipales prévues les 15 et 22 mars prochains, Guillaume Larrivé souhaite que ces élections "se tiennent comme prévu" et prévient "qu'il faudrait une loi s'il fallait reporter".

 

Être "responsable et raisonnable"

Le député de l'Yonne ne souhaite pas trop en faire face à cette expansion du virus. Il appelle à "rester raisonnable et responsable". "C'est préoccupant mais ce n'est pas la peste, faisons confiance aux autorités sanitaires de notre pays", affirme-t-il. Si bien-sûr le député de l'opposition ne dit pas "qu'il n'y a aucun danger", il incite à "garder la tête froide". "Il y a une crise sérieuse, avec une certaine gravité qui peut avoir un impact sanitaire et économique, il faut être responsable et raisonnable y compris dans nos comportements quotidiens", insiste-t-il, jugeant "too much", les médias d'information continu qui "en parlent H24".

Guillaume Larrivé ne veut pas "être dans une polémique inutile". "On a des autorités sanitaires qui font sans doute ce qu'ils peuvent. On est actuellement au stade 2, on sera nécessairement dans un stade 3 au moment venu", prévient-il tout en espérant que "la chaîne hospitalière tiendra". Pour lui, "le point clé sera la capacité de la chaîne administrative médicale à tenir dans la durée. Nous sommes partis pour plusieurs mois avec le coronavirus", annonce le député. "Ce serait irresponsable de polémiquer sur la préparation et le nombre de masques, etc... Il faut être responsable et raisonnable", continue-t-il.

"Ne pas reproduire les erreurs de 2015"

"La menace du chaos migratoire est devant nous", alerte Guillaume Larrivé. Le député Les Républicains propose "d'envoyer de nouveaux gardes-frontières en appui aux autorités grecques". Pour lui, "il est impératif que la France et l'UE démontrent qu'elles sont capables de protéger les frontières européennes". Car le parlementaire insiste, "les frontières extérieures ne sont pas faites pour être franchies, autrement il n'y a plus de frontières mais un ensemble de terrain vague ouvert aux quatre vents". Face au danger, Guillaume Larrivé appelle à "ne pas reproduire les erreurs de 2015 et l'erreur historique d'Angela Merkel qui a déstabilisé l'Union européenne". "Si Schengen a été crée c'était aussi pour dire que nous avions des frontières extérieures", estime le député.

Le député de l'Yonne s'est longtemps penché sur la menace djihadiste en Europe et reconnaît qu'il est possible "qu'il y ait des djihadistes infiltrés parmi ces flux de migrants. Ce serait irresponsable de ne pas l'envisager". "C'est aussi une des raisons pour lesquelles il faut des contrôles aux frontières avec des consultations de fichier, une organisation qui fasse que le continent européen soit véritablement protégé", affirme-t-il. D'autant que sur le territoire national, les Français auront à faire à "de véritables urgences, notamment la libération des djihadistes dans les mois et années qui arrivent". Guillaume Larrivé rappelle qu'une 'quarantaine d'entre eux seront libérés en 2020, une cinquantaine en 2021, soit 150 sur trois ans".  "J'ai plaidé pour qu'on crée un mécanisme de rétention judiciaire, y compris par référendum", lance-t-il. Cette crise met en lumière "une explosion du concept d'occident militaire". Pour le député Les Républicains, "Erdogan a une logique d'empire ottoman et ne se comporte pas en allié de l'OTAN".

"Dire la vérité aux Français"

Si Les Républicains ne sont pas en guerre ouverte contre le gouvernement pour le retrait de la réforme des retraites, Guillaume Larrivé précise "qu'un contre-projet" sera voté par ses collègues au Sénat. Le député estime ne "pas avoir été convaincu par le 49-3" et rappelle l'existence du référendum. "Nous le disons depuis des années, il faut repousser l'âge légal de départ. On vivra en principe plus longtemps que nos parents, ça veut donc dire qu'on travaillera plus longtemps dans la durée", précise-t-il tout en appelant le gouvernement à "dire la vérité aux Français". "Emmanuel Macron avance en crabe sur cette question", estime Guillaume Larrivé qui aurait souhaité que "l'on vote un vrai report de l'âge légal".

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