François Asselineau : Parmi les candidats à la présidentielle, “il y aura des surprises”

Pour parler de sa candidature à l'élection présidentielle, François Asselineau était l'invité de "Bercoff dans tous ses états".

François Asselineau
François Asselineau, invité d'André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

"Pour l’instant personne n’a les 500 signatures officiellement", explique François Asselineau. "Le Conseil constitutionnel, lorsqu’un décret que tout le monde attend sera sorti, va adresser le formulaire de parrainage, le terme exact c’est ‘présentation d’un candidat’, à chaque détenteur d’un pouvoir de parrainage. Il s’agit des députés, des sénateurs, des conseils régionaux, des conseils départementaux et des maires. À peu près 42.000 personnes. Ce formulaire est une feuille de papier numéroté, sur un papier fileté avec un filigrane bleu, blanc, rouge, donc un papier qui ne peut pas être imité et ce papier est également attribué. Et chaque détenteur du pouvoir de parrainage en reçoit un seul".

Pour François Asselineau, chaque détenteur du droit de parrainage "peut soit le mettre au panier, soit l’envoyer". "S’il l'envoie, il l’envoie à partir de début février et il ne peut pas revenir dessus. Connaître ce système permet de comprendre beaucoup de choses. La première, c’est qu’actuellement lorsque vous avez des candidats qui vous disent qu’ils ont tant de parrainages, ce n’est pas vrai, ils peuvent avoir dans le meilleur des cas que des promesses écrites. Les promesses orales ne valent rien. Pour demander qu’un maire par exemple s’engage à me parrainer, nous demandons des promesses écrites. L’expérience montre que ces promesses si elles sont signées avec le tampon de la mairie, elles sont généralement respectées".

 

François Asselineau : "Les grands partis (...) vont siphonner le maximum de parrainages"

"Actuellement, nous sommes dans ce flou", explique le président de l’UPR. "Néanmoins, tous ceux qui sont sur le terrain cherchent des parrainages. Nous pouvons savoir, par exemple, je peux vous dire, ce n’est pas un scoop, M. Fabien Roussel ou Mme Nathalie Arthaud auront leurs parrainages parce qu’ils sont très très bien organisés", juge François Asselineau. "Je peux vous dire que nous sommes, nous également, bien organisés. Nous avons un peu moins de militants aguerris que Lutte Ouvrière ou que le Parti Communiste mais je peux considérer que nous sommes les troisièmes meilleurs. Nous avons beaucoup de promesses de parrainages".

"Si vous voulez, vous avez les grands partis politiques, enfin les grands qui nous sont grands par les fonds de commerce dont ils disposent, pas par le programme, ni par les propositions, ni par la cohérence de leurs propositions. Les candidats comme Mme Pécresse, Mme Hidalgo, si c’est elle la candidate du PS, M. Jadot, auront leurs parrainages puisqu’ils ont déjà en interne tous les élus locaux nécessaires", juge François Asselineau. "Ils vont même faire quelque chose qui est tout à fait scandaleux, on l’a vu lors des autres élections, c’est qu’ils vont siphonner le maximum de parrainages. Par exemple, les Républicains, on l’avait vu en 2017, il y a besoin de 500 parrainages, M. Fillon avait obtenu 3.500 parrainages et M. Benoît Hamon en avait obtenu 2.500 et M. Macron qui bénéficiait du soutien d’une partie du PS, de l’UDI, du Modem, etc. en avait eu environ 1.800".

 

En 2017, "Trois candidats avaient plus de la moitié du vivier disponible"

"Pour bien comprendre ce qu’il se passe, sur les 42.000 détenteurs du pouvoir de parrainage, en 2017, il n’y en avait eu que 14.000 qui avaient parrainé", explique François Asselineau. "Il y en a donc deux tiers qui refusaient de parrainer, et cette année ce sera sans doute pire. Les maires notamment, ne souhaitent pas parrainer pour toute une série de raisons, notamment parce que le nom a été rendu public avec la levée de l’anonymat par François Hollande".

"Vous avez ça d’un côté et de l’autre côté vous avez les partis qui essaient de siphonner le maximum. En 2017, il y a eu 14.000 personnes qui ont parrainé et si vous additionnez les nombres que j’ai donné pour François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron, on arrivait à 7.500", explique François Asselineau. "Trois candidats avaient plus de la moitié du vivier disponible. C’est ça qui explique les difficultés et c’est pour ça d’ailleurs qu’il y aura des surprises. Pendant des mois on a vu débattre à la télévision ou à la radio des gens qui ont eu un temps de couverture énorme alors qu’ils ne seront pas candidats".

 

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