Florian Philippot : "Qui pense que le FN ou la France Insoumise arriveront au pouvoir ?"

Florian Philippot, député européen et président du mouvement Les Patriotes

Florian Philippot, député européen et président du mouvement Les Patriotes, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

"Un sabordage un peu parallèle entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon." Invité du Grand Matin Sud Radio, Florian Philippot n'a pas été tendre pour son ancienne formation politique, le Front national, qu'il a quittée avec fracas à la rentrée.

Alors qu'il est comparé à Bruno Mégret, qui avait lui aussi quitté le Front national pour tenter une aventure en solitaire, le député européen et président du mouvement Les Patriotes a refusé la comparaison : "Tous les mégrétistes sont aux commandes du Front national aujourd'hui. Je suis parti sur une position plus ouverte et rassembleuse, exactement l'inverse de ce qu'avait fait Bruno Mégret."

Annonçant un chiffre de 6000 adhérents qui ont rejoint son mouvement, chiffre que plusieurs cadres du FN annoncent largement surévalué, Florian Philippot s'en est aussi pris à son ancien parti : "Je ne sais pas si le Front national a des leçons à donner sur la question. Ils sont en train de perdre des élus à tour de bras, les adhésions sont en chute libre."

"Au FN, ils ne sont plus clairs sur rien, ils ne savent plus ce qu'ils pensent sur aucun sujet. La France Insoumise de la même manière. J'ai vu un espèce de sabordage un peu parallèle entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon", a-t-il ajouté.

 

 

"Est-ce que des gens pensent sincèrement que le Front national ou la France Insoumise arriveront un jour au pouvoir ? Que Marine Le Pen sera un jour présidente de la République ? s'est interrogé Florian Philippot. Avant le débat, avant que le Front national se saborde, qu'il abandonne la souveraineté nationale, je le pensais. Aujourd'hui, ils ne sont plus sur la bonne voie. Le sabordage concerne aussi la France Insoumise dans son incapacité à se distinguer des positions de Mme Obono sur l'islamisme. Je pense que ce sont des compromissions qui sont graves."

L'actualité du jour, c'était toutefois le terrible accident entre un car scolaire et un train à Millas, dans les Pyrénées-Orientales : "Un mot d’abord d’amitié et de compassion pour les victimes, leurs parents et leurs proches. C’est toujours terrible de voir des personnes, encore plus des enfants, mourir dans un accident aussi tragique. On a évidemment une pensée très forte pour eux aujourd'hui. Je ne sais pas s'il y aura une responsabilité de quoi ou de quoi, c’est beaucoup trop tôt le dire. Il y a malheureusement trop d’accidents, une trentaine de morts chaque année sur les passages à niveaux. Il y a 15 000 passages à niveau en France. On doit tendre vers le fait qu’il y en ait le moins possible, mais il n'y en aura jamais zéro. Il faut les sécuriser au maximum. Il faut utiliser les nouvelles technologies pour les détections d'intrus sur la voie pour bloquer automatiquement le train à l'avance, des radars. Pour le reste, est-ce qu'il y eu erreur humaine, on ne sait pas. L'enquête le dira."

Écoutez l'interview de Florian Philippot, invité politique du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

 

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