Dupont-Aignan demande à Macron de publier la liste de ses donateurs

Le candidat Debout La France à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, souhaite qu'Emmanuel Macron "clarifie ses liens avec la finance internationale" et "s'explique sur ses financements".

Invité de l'émission Territoires d'Infos, dans le Grand Matin Sud Radio et sur Public Sénat, Nicolas Dupont-Aignan s'est attaqué à Emmanuel Macron, qu'il soupçonne de conflits d'intérêts du temps où il était ministre de l'Economie."J’ai repris toutes les cessions d’entreprises françaises à des groupes étrangers sous Macron et à quatre reprises, la banque Rotschild a opéré les transactions", a indiqué le président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle.

"François Fillon prend la droite et la France en otage"

Pour lui, "il faut qu'Emmanuel Macron clarifie ses liens avec la finance internationale. Je lui demande de s'expliquer sur ses financements. Je souhaite qu'il publie la liste de ses donateurs."Après s'en être pris au candidat qui progresse dans les sondages et qui est désormais régulièrement annoncé comme présent au 2e tour, Nicolas Dupont-Aignan a ciblé François Fillon, qu'il accuse de "prendre en otage la droite et la France par son entêtement".

"Les sondages, on les emmerde"

Le candidat Les Républicains, lui aussi, d'après Dupont-Aignan, aurait été au centre de conflits d'intérêts : "Quand je vois qu’il a reçu 200 000 euros d’Axa dans sa société de conseil et qu’il nous expliquait que le président d’Axa pouvait être un bon ministre, qu’il ne fallait pas rembourser les petits bobos... Je me dis que c’est un conflit d’intérêt monstrueux."Autre cible visée par le président de Debout la France, les sondages, qui le créditent à peine de 2 % au premier tour de la présidentielle. "Ces sondages sont une honte, a-t-il lancé. Je serai au second tour. J'accuse les sondages des manipuler l'opinion. Aux régionales, on me mettait à 1 % et j'ai fait presque 7 %. Si on m'avait mis au bon score, j'aurais été plus haut. Les sondages, on les emmerde."