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C'est quoi ces "internats disciplinaires" que propose Retailleau pour les élèves violents et harceleurs ?

Violence à l'école, harcèlement, autorité : Bruno Retailleau dévoile une nouvelle mesure pour sa campagne présidentielle avec la création d'internats disciplinaires. Une proposition qui relance le débat sur la prise en charge des élèves les plus difficiles.

President of French right-wing party Les Republicains (LR) and candidate for France’s 2027 presidential election Bruno Retailleau presents his education plan ahead of the election in Boulogne-Billancourt, on the outskirts of Paris on August 31, 2026. (Photo by SIMON WOHLFAHRT / AFP)

À l'approche de la Présidentielle 2027, Bruno Retailleau fait de l'autorité l'un de ses principaux thèmes de campagne et l'école n'y échappe pas. Le président des Républicains propose de créer des internats disciplinaires pour les élèves violents ou harceleurs récidivistes, un pied de nez à la pédagogie.

« Les élèves récidivistes auront un cadre strict »

À l'approche de l'élection présidentielle, les propositions des candidats sur l'école se multiplient. Après Éric Ciotti et son idée d'instaurer le lever du drapeau et le chant de la Marseillaise dans les établissements scolaires, Bruno Retailleau met à son tour l'accent sur la discipline avec une mesure qui fait déjà débat : la création d'internats disciplinaires destinés aux élèves les plus perturbateurs.

L'ancien Garde des Sceaux a dévoilé cette proposition à nos confrères de RTL, en ciblant les élèves violents ou auteurs de harcèlement scolaire. « Quand on a des élèves récidivistes qui sont violents, qui sont des harceleurs, je crée des internats disciplinaires, où ils auront un cadre strict. On leur apprendra le respect de la règle et le respect des autres », a déclaré Bruno Retailleau.

Une annonce qui intervient au moment de la rentrée scolaire, alors que les questions de violence et d'autorité dans les établissements reviennent régulièrement dans le débat public. Bruno Retailleau affiche également une ambition plus large pour l'école française : « arracher l'école à cette idéologie du pédagogisme qui a affaissé le niveau ».

« Nous n'appelons pas au retour de l'école d'hier »

Cette proposition rappelle, pour certains, les anciens établissements disciplinaires qui ont existé en France. Une comparaison que Bruno Retailleau rejette : « Qu'on ne s'y trompe pas : nous n'appelons pas au retour de l'école d'hier. »

Max Brisson, secrétaire national des Républicains chargé du projet Éducation et co-auteur du programme du parti sur ce sujet, défend la même ligne au micro de Public Sénat. Selon lui, la priorité est de protéger « les enfants qui travaillent et l'école face à des jeunes qui refusent les règles de l'école ».

Des établissements similaires existent déjà en Europe

En France, il existe déjà des pensionnats ou internats privés accueillant des adolescents en grande difficulté scolaire ou présentant des problèmes de comportement. Ces établissements mettent en avant un cadre de vie très encadré mais dépendent pas directement de l'Éducation nationale.

Ailleurs en Europe, plusieurs modèles existent également. Au Royaume-Uni, des centres éducatifs spécialisés et certains internats à vocation militaire accueillent des jeunes sortis du système scolaire classique ou confrontés à des difficultés de comportement.

En Allemagne, des internats éducatifs prennent en charge des adolescents présentant des troubles du comportement ou de grandes difficultés sociales. Leur fonctionnement repose sur un encadrement éducatif et psychologique important, une vie collective très réglementée et un accompagnement individualisé. Une différence notable avec la proposition de Bruno Retailleau : le modèle allemand met davantage l'accent sur la responsabilisation des jeunes que sur une logique punitive.

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