À 23 ans, un jeune Gersois se présente à l’élection présidentielle

Anthony Tarrieux, jeune candidat gersois, collecte des parrainages pour l’élection présidentielle de 2022. Il était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 24 février. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Anthony Tarrieux, étudiant à Pau, veut se présenter à l'élection présidentielle et a créé son propre parti, La France de demain. (Crédit photo : Instagram)

"Le bon sens n’a pas de bord"

Anthony Tarrieux est étudiant à Pau, originaire de L’Isle-de-Noé, dans le Gers. Pourquoi décider de se présenter à la présidentielle ? "Je suis des études de langues étrangères appliquées à l’université de Pau. Je me suis toujours intéressé à la politique. Je ne me reconnaissais pas dans les idées des partis actuels et j’avais besoin d’agir, et c’est ce qui m’a poussé à lancer mon parti politique, La France de demain", explique-t-il. Il est ni de droite ni de gauche ? "Pour moi, gauche et droite peuvent se rassembler, le bon sens n’a pas de bord. Il ne faut pas encore diviser les Français, ils se divisent naturellement avec la politique menée."

Ferait-il donc du « en même temps », comme Emmanuel Macron ? "Je n’ai pas vraiment de modèle, je suis moi-même et je compte le rester !" Le jeune homme se met en quête de parrainage. "C’est un défi que je compte relever. Quand on se présente, on veut arriver aux 500 signatures. J’ai le maire de ma commune, je vais rencontrer quelques sénateurs prochainement. Le chemin est encore long, mais je suis confiant."

"Les fondamentaux ne sont pas acquis"

Quelles mesures essentielles défendrait-il en étant candidat ? "On parle beaucoup de sécurité. Il faut aussi parler d’éducation. Je suis toujours aux études, je vois que les fondamentaux - lire, écrire et parler - ne sont pas acquis, en sortant du primaire. Ce n’est plus le cas, or c’est le socle de la République. Quant au sens civique, les jeunes, dans des banlieues comme en Essonne, n’ont plus ces repères-là."

La crise du Covid-19 rend la vie difficile aux étudiants. Veut-il leur donner des perspectives ? "Oui, il faut penser à demain, ils seront aussi bien employeurs qu’employés. Ils ne voient plus de perspectives devant eux. Par exemple, je paie un loyer tous les mois au Crous. La moitié de nos loyers va dans les charges. Les jobs étudiants disparaissent et on continue de payer la même chose, ce n’est pas normal."

 

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