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Squat - Parlons Vrai chez Bourdin : les propriétaires sont-ils assez protégés en France ?

Alain et Stéphane, propriétaires de logements squattés, témoignent au micro de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio le 29 novembre dans "Parlons Vrai chez Bourdin".

bourdin squat
"Parlons Vrai chez Bourdin" du lundi au vendredi de 10h30 à 12h30 sur Sud Radio et en podcast.

La proposition de loi anti-squat examinée à l'Assemblée nationale prévoit d’alourdir les sanctions contre ceux qui investissent des logements sans l’accord des propriétaires et d’accélérer le contentieux locatif.

Squat - Parlons Vrai chez Bourdin : "Ils ont les moyens, ils ne sont pas à bout de souffle"

La maison des parents d'Alain, âgés de 90 et 92 ans, est squattée depuis plus d’un an par une famille de 7 enfants. "Ils payaient au départ mais ne paient plus le loyer depuis septembre 2021. Le loyer est de 750 euros, dont une grande partie est prise en charge par la CAF. Il leur reste 300 euros à payer", explique Alain. "C'est une famille tout à fait ordinaire", affirme-t-il. "Monsieur travaille, il n'y a pas de problème d'argent", assure-t-il. "Ils ont les moyens, ils ne sont pas à bout de souffle, ils ont 2 ou 3 voitures !", souligne-t-il.

Alain a attaqué en justice pour non paiement par voie d’huissier et le 4 octobre 2022, la famille devait déménager. "On a fait les choses dans l'ordre, on est dans les clous". Mais "ils ne veulent pas partir". Par ailleurs, ils détériorent la maison pour justifier le non paiement du loyer. Le procès qui devait avoir lieu en octobre a été repoussé à février mais la mère d’Alain s’affaiblit beaucoup. "Elle n’a jamais connu les tribunaux, elle est paniquée", confie Alain, qui a peur pour lui et pour sa famille. "Ils font circuler ma photo et celle de mon frère sur les réseaux sociaux en expliquant qu'on les a menacés de mort. Ça va aussi sur ma fille".

"Il y a toute une population qui se sent confortée par longueur des procédures"

Stéphane, propriétaire de quelques appartements dans le Poitou, est lui aussi victime de plusieurs de ses locataires. "Les choses s'accélèrent : on en rencontrait peu il y a encore 10-15 ans, maintenant c'est assez fréquent", déplore-t-il. "Il y a toute une population qui se sent confortée par longueur des procédures". "Des personnes qui, en plus, laissent des appartements complètement délabrés. Ça peut faire partie de la stratégie : soit pour ne pas payer, soit pour se venger". "Le petit propriétaire est complètement démuni et doit gérer tout à ses frais". "Dans un premier temps, il y a la conciliation : si on est naïf, on se dit qu'il réglera", souligne-t-il amèrement. "On lui laisse quelques mois, puis quand on voit qu'il n'y a pas de règlement ni d'effort, la procédure commence et c'est très long."

"Après le procès, vient ensuite le temps de l'huissier, qui fait les démarches plus ou moins rapidement. Selon qu'il soit pressé ou pas, on tombe souvent dans la trêve hivernale. Ce qui pourrait durer 3 ou 4 mois peut durer 2 ans... Quand ça se termine bien, il y a ensuite le jugement. C'est encore un temps de 6 à 7 mois voire plus, puis il y a l'expulsion". Stéphane raconte le cas d'un jeune homme qui travaillait par intermittence. "Il a décidé de travailler de moins en moins et d'arrêter de payer ses loyers". "Le locataire devait 6.000 euros. La procédure a duré presque 3 ans. Cette histoire a commencé il y a 7 ans : il y a 4 ans qu'il rembourse. Je reçois de temps en temps 50 ou 100 euros, quand l'huissier pense à me les envoyer !"

 

 

 

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Retrouvez "Parlons Vrai chez Bourdin" du lundi au vendredi de 10h30 à 12h30 sur Sud Radio et en podcast.

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