Migrants : les 28 de l'Union européenne trouvent un accord au bout de la nuit

Emmanuel Macron entre Giuseppe Conte et Alexis Tsipras
Emmanuel Macron entre Giuseppe Conte et Alexis Tsipras ©OLIVIER HOSLET - POOL AFP

À la surprise générale, les États membres de l’Union européenne ont adopté une position commune la nuit dernière sur la question de l’accueil des migrants.

C’est une surprise, tant les positions des uns et des autres paraissaient éloigner ces derniers jours. Mais les 28 États membres de l’Union européenne sont parvenus à adopter une position commune sur le dossier des migrants la nuit dernière. "C'est la coopération européenne qui l'a emporté sur des solutions nationales qui n'auraient été ni efficaces, ni durables. La solidarité que nous devons aux pays de première ligne (comme l'Italie) a été actée. L'Europe devra vivre encore longtemps avec le défi migratoire. Nous ne vivons pas dans une île", a notamment déclaré Emmanuel Macron à l'issue d'une nuit de négociations.

La possibilité de création de centres d'accueil hors du sol européen, sur la base du volontariat, figure notamment dans cet accord. Les mouvements des migrants au sein de l'UE seront, quant à eux, restreints et les frontières des pays membres plus resserrées. Par ailleurs, les financements en direction de la Turquie et des États d'Afrique du Nord seront augmentés, afin d'empêcher les migrations vers l'Europe.

Création de "centres contrôlés" à l’intérieur de l'UE

Alors que la position de l'Italie, en première ligne sur le dossier migratoire, était attendue par beaucoup, Rome avait exprimé ses réticences à signer un texte qui ne soulagerait pas concrètement les autorités italiennes. Mais l’accord européen prévoit que les migrants éligibles à l'asile seraient ensuite répartis dans d'autres pays de l'UE, sur une base volontaire. Cette "responsabilité partagée" qui a semble-t-il arrondi les angles avec l'Italie, même si les modalités d’application restent à définir.

Les États membres ont également entériné la création en Europe de "centres contrôlés" où seraient débarqués et accueillis les migrants et réfugiés secourus près des côtes libyennes. Sur une base volontaire, d'autres États membres pourraient donc prendre le relais de l'Italie, qui refuse désormais l'accueil des bateaux affrétés par les ONG. Les conclusions du sommet n'en disent pas plus sur la liste de ces pays de l'UE, par définition méditerranéens.

(Avec AFP)

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