“On va dire que je garde le moral malgré la situation…. entre les alertes, les orages et les inondations… une forme de tristesse qui s’est installée… 1/3 des occidentaux qui ont quitté le pays… Les établissements scolaires fermés jusqu’à mi avril… les salariés qui sont obligés de prendre les congés…”
Même si Donald Trump a affirmé que la guerre contre l'Iran touche à sa fin, le conflit s'éternise et continue d'embraser tout le Moyen-Orient. Plus d'un mois après le début des hostilités, quelle est la situation sur place pour les ressortissants français, notamment basés dans les Emirats arabes unis ? A l'image d'Angélique Payet, écrivaine française installée à Abu Dhabi, qui témoigne au micro de Sud Radio, qui raconte son quotidien rythmé par les alertes, les tirs de missiles et de drones lancés par Téhéran.
"Déjà une soixantaine d’alertes"
« Depuis le début du conflit, nous en sommes déjà à une soixantaine d’alertes, ce qui est énorme, confie Angélique, écrivain Française installée à Abu Dhabi, au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. On a recensé un total de 2429 projectiles tirés sur les émirats. Les Français ont un peu peur. Environ 20.000 Français sont partis et ont quitté la zone : on ne sait pas s’ils vont revenir."
"Le super a augmenté de 30% et le diesel de 72%"
"C’est à peu près un tiers de la population d’expatriés de la zone qui est parti." Est-ce devenu trop dangereux ? "Pour l’instant, nous sommes toujours avec des journées ponctuées par les alertes. Les débris de drones ne tombent pas dans les centre-villes mais dans les campagnes. C’est arrivé dans une ferme hier. Mais les gens ont peur que tout s’enflamme. Il y a des on-dit qui font paniquer les expatriés sur place. Des comités surveillent les prix des biens alimentaires. La seule chose qui a augmenté est le prix de l’essence : le super a augmenté de 30% et le diesel de 72%. Mais c’était volontaire pour rester aligné sur les prix de vente mondiaux."
🗣️Angélique Payet, française installée à Abu Dhabi : "Depuis le début du conflit en #Iran, on en est à la 60ᵉ alerte. 2 429 projectiles ont été lancés sur les Émirats, et 20 000 Français ont quitté la zone" #GrandMatin
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Des inondations pour couronner le tout
À cela s’ajoutent de violentes inondations. "Il est vrai que nous n’avons pas été gâtés, reconnaît Angélique, écrivain Française installée à Abu Dhabi, sur l'antenne de Sud Radio. Mais cela a permis une accalmie sur les alertes de missiles et de drones. Les orages ont duré très longtemps, nous avons eu quatre jours d’intempéries et de vents violents. Je n’ai jamais vu une telle quantité d’eau tomber en si peu de temps de toute ma vie."
"On revit la situation du Covid"
Peut-on encore garder le sourire dans un tel contexte, avec la crainte d’un conflit qui s’éternise ?"On va dire que je garde le moral malgré la situation…. Une forme de tristesse qui s’est installée. Quand je discute un peu avec tout le monde, ils ont l’impression de revivre la situation du Covid. Les lycées et collèges sont fermés jusqu’au 17 avril. L’économie est au ralenti, et les entreprises demandent de prendre des congés un peu forcés. C’est un peu la soupe à la grimace, même si le gouvernement fait tout pour rassurer tout le monde."
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