Faut-il rapatrier les enfants et les mères de l'État Islamique ?

L’association 13 Onze 15 appelle à rapatrier les enfants et les mères français qui se trouvent en Syrie, après la chute de Daesh.

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Faut-il rapatrier les Français de Daesh ?

L’association 13 Onze 15 est signataire d’un appel à rapatrier les enfants et les mères français qui se trouvent en Syrie, après la chute de l'État Islamique. Combien sont-ils et que sait-on de leurs conditions de détention ?

Enfants de l'État Islamique : "Une situation unanimement condamnée"

"Il s’agit de 200 enfants détenus dans des camps en Syrie, explique Philippe Duperron, président de l'association 13 Onze 15, association signataire de l’appel à rapatrier. Les conditions dans lesquelles ils sont détenus sont inhumaines, absolument épouvantables. Aucune éducation, rien pour assurer une quelconque éducation, ni surtout aucune mesure sanitaire. On imagine aussi la violence qui peut être le quotidien dans es camps."

"Il faut absolument que la France prenne ses responsabilités pour mettre fin à cette situation. Ce n’est pas le premier appel à rapatrier ces enfants et ces mères. Depuis 16 mois, aucun n’a été rapatrié. Je comprends très bien que la menace puisse faire peur aux Français. Mais le rôle des politiques est de s’intéresser à la situation des enfants. La situation dans laquelle nous sommes a été unanimement condamnée par de très nombreuses organisations internationales."

 

"À terme, les rendre à leurs grands-parents"

"Il ne faut pas tout confondre, estime Philippe Duperron, président de l'association 13 Onze 15. Rapatrier ces enfants, c’est une mesure de prévention de la radicalisation. C’est un des buts que poursuit notre association, et l’une des raisons pour lesquelles nous sommes aux côtés de de l’association Familles Unies." Que faire de ces enfants une fois rapatriés en France ? "Il n’y aucune hésitation. Les mères sont judiciarisées, elles font l’objet de mandats d’arrêt internationaux. Dès qu’elles poseront le pied en France, elles seront mises sous main de justice et passibles d’une cour d’assise spécialement constituée."

"Quant aux enfants, ils relèveront des mesures de protection de l’enfance, poursuit-il. Cela suppose des mesures extrêmement rigoureuses. On sait que ce sera un peu particulier. Le but est qu'à terme, ils puissent être rendus à leurs grands-parents, qui demandent cela, et aux côtés desquels nous nous tenons. À ce jour, aucune réponse n’a été donnée. Nous sommes bien conscients que nous sommes dans une période politique chargée. Nous espérons que cette réponse puisse arriver le plus rapidement possible."

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