Vincent Fernandel : "Je suis comme mon grand-père, un très grand romantique"

Vincent Fernandel, petit-fils de l’acteur Fernandel et fils du chanteur Franck Fernandel, était l’invité de Valérie Expert et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 25 février dans "Le 10h - midi". Vous le retrouverez vendredi 26 février sur Paris Première dans une soirée hommage à Fernandel, à l’occasion des 50 ans de sa disparition, le 26 février 1971.

Vincent Fernandel, invité de Valérie Expert dans "Le 10h - midi" sur Sud Radio.

Animateur, journaliste spécialisé dans le monde du cinéma, directeur d'une école de théâtre, réalisateur, Vincent Fernandel raconte aujourd'hui les fables de La Fontaine dans un livre-CD publié aux éditions Fleurus.

Vincent Fernandel : "Je n'ai été élevé dans aucun culte !"

Paris Première diffusera plusieurs films de Fernandel vendredi 26 février, à l'occasion des 50 ans de sa disparition. Fernandel est encore populaire souligne Valérie Expert ! On diffuse ses films encore aujourd'hui et ça fonctionne à chaque fois très bien. "C'est assez étonnant d'ailleurs ! reconnaît Vincent Fernandel, son petit-fils. Mais il fut un temps, pas si lointain, quand on écrivait dans le cinéma pour un acteur on soignait l'ensemble : il y avait un vrai scénariste, un dialoguiste, poste qui a quasiment disparu, des directeurs de la photographie qui savaient mettre en lumière, des metteurs en scène qui parlaient un langage de cinéma, qui savaient diriger les acteurs. Il y avait une équipe, un collectif. Pour lui, les films qui restent de cette époque ou qui resteront de la nôtre sont ceux qui auront eu cette qualité d'ensemble".

"Mais dire que Fernandel est 'capable de sauver un film médiocre', je suis contre cette idée, car ça veut dire que le film n'est pas bon estime Vincent Fernandel. Dire d'un acteur qu'il sauve un ensemble, ce n'est pas vrai ! C'est dire que le travail fait pour l'acteur pour qu'on le voit est très médiocre, c'est dénigrer le travail des autres. Fernandel n'a pas fait que des bons films : comme il le disait, j'ai fait beaucoup de navets mais aussi beaucoup de concombres ! Ce qui est formidable, c'est que dès qu'il faisait un film, il pensait faire le chef-d'œuvre de sa vie, parce qu'il s'y investissait beaucoup. Quand le résultat était moins bon que d'habitude, il reconnaissait que ce n'était pas le meilleur. Au lieu d'intellectualiser ou d'atermoyer, il faisait ! C'était un faiseur, un pragmatique, un travailleur !"

Vincent Fernandel a-t-il été élevé dans le culte de ce grand-père ? "je n'ai été élevé dans aucun culte ! affirme-t-il. Je sais beaucoup de choses sur l'homme, j'en sais aussi pas mal sur l'acteur car c'est un de mes métiers, mais quand on me parle de Fernandel, je vois l'homme avant-tout. Je retiens sa valeur humaine, ce qu'il a été pour sa famille, les valeurs qu'il a transmises, le socle qu'il a mis en place, qu'ensuite mon père m'a transmis et que je transmettrai peut-être un jour à mes enfants".

 

"Je suis comme mon grand-père, un très grand romantique"

Comment était Fernandel avec les femmes ? "C'était quelqu'un de très droit : il a rencontré ma grand-mère à l'âge de 8 ans et il ne l'a plus quittée jusqu'à sa mort ! raconte Vincent Fernandel. C'était un amoureux-fou, un grand romantique ! Il écrivait une lettre par jour à sa femme pour prendre des nouvelles lorsqu'il était en tournage".

"J'ai toujours eu quant à moi une réputation de dragueur, de collectionneur, sans doute est-ce le côté méridional, avenant. Mais c'est pas vrai ! assure-t-il. Je suis un très grand romantique, je suis un grand sentimental !"

"J'ai des traits communs de caractère avec mon grand-père souligne-t-il. Je suis définif ! On a de la tolérance dans la famille, mais il ne faut pas non plus croire qu'on laisse tout passer et qu'on n'accorde pas une grande valeur à la confiance, celle qui se prouve dans les actes. Je préserve aussi énormément le monde intime, ma vie privée. Nous ne goûtons pas les apparats du show-bizz, la vitrine".

 

"Ce serait d'une hypocrisie terrible de changer de nom"

Est-ce un nom lourd à porter ? "J'ai pris Fernandel car je trouve qu'il serait d'une hypocrisie terrible de changer de nom quand on reste dans la même voie plus ou moins que ses précédents explique Vincent Fernandel, qui estime que les gens qui souhaitent changer de nom lorsqu'ils ont un précédent célèbre ont un problème d'ordre psychanalytique. On ne peut pas vouloir faire ce métier public en disant 'je viens de nulle part, je me cache des gens avant moi'".

Selon lui, "quand on porte un nom connu et que ça nous pose un problème : soit on va voir un psychiatre ou un thérapeute, ce qui est mon cas pour être impeccable intérieurement, soit on change de métier ! Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles. Je n'en suis pas 'fier', j'en suis content ! Je ne me pose même pas la question..."

 

 

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Retrouvez l'invité média de Valérie Expert et Gilles Ganzmann du lundi au vendredi à partir de 10h00 sur Sud Radio dans "Le 10h - midi".

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