Moundir : "Mon destin est comme ça, je dois travailler plus dur que les autres !"

Moundir, personnalité de la télé-réalité, était l’invité de Valérie Expert et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 8 juin dans "Le 10h - midi". Il présente son livre "Père et fils", co-écrit avec Olivia Karam, et publié aux éditions Robert Laffont.

Moundir, invité de Valérie Expert dans "Le 10h - midi" sur Sud Radio.

Moundir : "C'est un peu comme si le Covid m'avait fait une remise à jour, qui m'a tout effacé"

Moundir a beaucoup communiqué sur le fait qu'il a contracté le Covid et que ça a été très dur. "C'est une maladie qui m'a bien esquinté, confirme-t-il à Valérie Expert et Gilles Ganzmann. J'ai encore quelques séquelles, il me reste des particules de Covid dans le poumon, il faut absolument que ça parte. Il y a aussi parfois des petites pertes de mémoire que je n'avais pas avant mais que je récupère. C'est un peu comme si le Covid m'avait fait une remise à jour, qui m'a tout effacé : il a fallu réapprendre à marcher, à parler, à respirer. Je m'entraîne le matin de bonne heure, je suis le matin entre 5h30 et 6h à la salle de sport, certaines sont ouvertes dans les hôtels. Mon poumon gauche a été carrément mort, confie-t-il, il faut remettre en vie tous ces tissus pulmonaires".

"Le Covid est tout sauf une grippe !, affirme Moundir, j'aurais aimé avoir une grippe à ce moment-là. Lorsque j'ai été hospitalisé pendant 18 jours dont 5 jours en Réa, à l'intérieur de l'hôpital public, on m'a proposé deux protocoles que j'ai refusés, car je ne voulais pas qu'on m'injecte des choses qu'on ne connaît pas, raconte-t-il. Je fais partie de cette génération où on doit se vacciner pour protéger les autres. Certains ont leur histoire, prions pour qu'ils ne tombent pas malades, mais la majorité ont décidé de se faire vacciner et c'est tant mieux !", estime-t-il.

 

"Il y a une prise de conscience qu'il faut avoir, j'ai moi-même failli mal tourner"

Dans son livre Père et fils, publié aux éditions Robert Laffont, Moundir rend un magnifique hommage à son père. Dans ce récit intime, "très émouvant", souligne Valérie Expert, il livre une facette méconnue de sa personnalité, très éloignée du candidat de téléréalité que le grand public connaît. "Ça a été une magnifique rencontre avec l'éditrice, qui m'a présenté une femme exceptionnelle qui est Olivia Karam, qui a retranscrit exactement nos échanges depuis un an et demi, avant que je tombe malade, explique-t-il. Je ne parle pas du Covid dans le livre, mais de la transmission à mes 5 frères et à moi des valeurs, de tout le parcours de mon père".

Moundir insiste beaucoup sur l'intégration et l'éducation reçue de son père. "Aujourd'hui, cette nouvelle génération est perdue, estime-t-il, et on ne leur donne pas les moyens, comme nous à l'époque, où beaucoup de gens se sont occupés de nous. Il y a un énorme travail fait dans les cités, des gens qui travaillent dans l'ombre mais on ne leur donne pas assez les moyens. Il se passe actuellement des choses malheureusement terribles, reconnaît-il, des garçons qui agressent et qui tuent, à 13-14 ans, et qui filment avec leur téléphone. Il y a une prise de conscience qu'il faut avoir. Je suis quelqu'un qui vient des quartiers, je sais de quoi on parle, j'ai moi-même failli mal tourner".

Moundir raconte dans son livre que le sport "a été une très grande éducation, plus précisément le basket. J'ai rencontré des gens formidables, qui ont fait partie de mes 'parents de rue', de 'mes parents de sport', qui m'ont permis d'être la personne que je suis. Pour lui, il y a deux éducations, celle de la maison, où tout se passe bien, et il y a celle de la rue, qui est très différente".

 

"Mon destin est comme ça, je dois travailler plus dur que les autres !"

Il explique par ailleurs dans son livre ne pas en vouloir à la France, qui est son pays qu'il chérit autant que l'Algérie, dans sa joie et dans ses peines, mais se sentir parfois déchiré entre ici et là-bas. "Je connais très bien mon pays l'Algérie, souligne-t-il, où j'ai fait mes études au lycée Pasteur de 1986 à 1989, à l'époque où c'était français. J'ai vécu de magnifiques années et j'en connais ses mœurs. Je suis né en France, j'aime l'Algérie et la France".

Il raconte aussi la discrimination, l'hostilité du milieu de la télévision. "La télé n'est pas ce que l'on voit, c'est ce que l'on construit en back up, explique-t-il. Quand je me suis retrouvé candidat à Koh-Lanta en 2003, j'ai vu tout de suite qu'être candidat n'allait pas m'emmener loin et que je voulais faire un vrai métier ! Quand je voyais Denis Brogniart animer, je me suis dit que c'était ce que j'avais envie de faire. Quand on veut des rendez-vous et qu'on ne les a pas, qu'on fait tout pour être reçu et que visiblement les portes se referment ou on ne nous prend pas au sérieux, il y a énormément de questions que l'on se pose".

Mais pour lui, "le chemin que j'ai est exactement celui de mon papa : il y a des gens qui sont faits pour souffrir dans le travail, comme il y a des gens pour qui ça se passe très bien. Moi, je dois bosser, comme mes frères, 100 fois plus !, regrette-t-il. Mon destin est comme ça... Je continue, bizarrement ça marche bien parce que ça fait 20 ans que ça dure, mais je dois travailler plus dur que les autres ! Je veux faire un métier entouré des gens qui sont meilleurs que moi, c'est pour ça qu'aujourd'hui je fais un métier que j'aime terriblement".

 

 

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