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Présidentielle : "Je n'écarte plus l'hypothèse d'être candidat en 2027", affirme Robert Ménard

Par Aurélie Giraud

Robert Ménard, maire de Béziers, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Robert Ménard
Robert Ménard, interviewé par Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio, le 4 mars 2024, dans “L’invité politique”

Élections européenne et présidentielle, guerre en Ukraine, inscription dans la Constitution de la "liberté garantie" des femmes à recourir à l'IVG : Robert Ménard a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

Présidentielle : "Je n'écarte plus l'hypothèse d'être candidat en 2027"

Robert Ménard a-t-il toujours l'intention de voter pour la liste rurale du chasseur Willy Schraen aux prochaines élections européennes ? "Oui, c'est toujours mon intention ! C'est mes potes, mes copains ! On a en commun d'aimer à peu près les mêmes choses. Ils aiment parler de cette France qui me touche le plus, la France rurale". "Mais je sais que ce n'est pas très crédible ! Je ne crois pas que Willy renversera la table et gagnera les élections européennes. Mais de temps en temps, j'ai des fidélités comme ça". "Cette question m'évite de répondre à la question de savoir pour qui je voterais s'il n'était pas là", ironise-t-il. "Aujourd'hui, je ne sais plus très bien".

Robert Ménard pourrait-il être candidat à l'élection présidentielle en 2027 ? Le candidat du pragmatisme, des solutions pour les citoyens, pourrait-il faire au niveau national ce qu'il fait à Béziers ? "Je me pose cette question régulièrement, je n'écarte plus cette hypothèse", affirme Robert Ménard. Même s'il souligne qu'"il faut une confiance en soi, une certitude de soi, qu'aujourd'hui je ne suis pas sûr d'avoir". "Il y a tant de questions où je n'ai pas de réponse". "Mais finalement, j'ai raison de dire que je ne sais pas. Ce n'est pas forcément un aveu de faiblesse", estime-t-il.

 

"Je ne voterai plus pour Marine Le Pen"

Marine Le Pen a dénoncé les postures guerrières d'Emmanuel Macron au sujet de la Russie et l'Ukraine. Elle a expliqué que ni notre indépendance, ni notre intégrité territoriale ne sont en jeu. "Ça voudrait dire que ce qui se passe en Ukraine ne nous concernent pas", fustige Robert Ménard. "Mais bien sûr que ça nous concerne, que c'est quelque chose d'essentiel qui se passe". Pour lui, "c'est de la lâcheté". "Je ne supporte plus ces effets de manches, de prétoire, de dire des choses car on sait qu'on va se faire applaudir". Pour le maire de Béziers, "aujourd'hui c'est Macron qui a raison".

"Marine Le Pen, Éric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon, au fond, ils sont les mêmes". "Sur la politique étrangère, rien que pour ça, je ne voterai pas pour eux", assure Robert Ménard. "Quand la guerre commence en février 2022, je ne suis pas sûr que les trois ont choisi l'Ukraine". À la présidentielle, "je ne voterai pas pour Marine Le Pen", déclare-t-il. "Un chef de l'État, a d'abord en main la politique étrangère", rappelle-t-il. Le maire de Béziers estime par ailleurs que "certains responsables politiques sont fascinés par la force et par le personnage" de Poutine. "Je n’ai pas envie de voter pour des gens qui ne choisiraient pas la démocratie face à la tyrannie".

Robert Ménard : "J'ai toujours été pour l'avortement"

La France va probablement devenir le premier pays au monde à inscrire dans la Constitution la liberté pour les femmes d'avoir recours à l'IVG. "J'aurais voté pour", confie Robert Ménard. "Un peu la mort dans l'âme, mais j'ai toujours été pour l'avortement. C'est peut-être le seul sujet de désaccord avec mon épouse sur cette question". "En même temps, je sais à quel point c'est un mauvais vote, une espèce de coup politique quand on arrive rien à changer". "Ça reste un drame, ce n'est pas un geste habituel pour un médecin, qui n'est pas fait pour faire ça", souligne-t-il.

Pour le maire de Béziers, "on en a fait un débat idéologique. Ça mérite mieux que cette espèce d'utilisation politique des choses, ça n'est pas fait pour ça". Il évoque la PMA. "Ils l'ont fait. Demain ils feront la GPA", prévient-il. "Les ventres des femmes serviront de monnaie. On les paiera pour avoir des enfants. Je crois que ce sont des réformes avec lesquelles il faut être très très très prudent. Et là, j'ai l'impression qu'on ne l'est pas assez". "L'idée était qu'il y ait moins d'avortements. Or, il n'y en a jamais eu autant !"

 

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