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"L'inflation sera possiblement autour de 3,5%" fin 2023 annonce Olivia Grégoire

Par Aurélie Giraud

Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, était “L’invitée politique” sur Sud Radio.

Olivia Grégoire inflation
Olivia Grégoire, interviewée par Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio, le 6 décembre, dans “L’invité politique”.

Inflation, statut des indépendants, PME : Olivia Grégoire a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

"L'inflation sera possiblement autour de 3,5%" fin 2023

Quel sera le taux d'inflation à la fin de l'année 2023 ? "Je ne suis pas Madame Irma, mais on est sur la pente descendante" affirme Olivia Grégoire. Elle rappelle qu'en "mars 2023, on était à 16% d'inflation alimentaire. On est aujourd'hui à 7,6%. L'inflation reflue et va continuer à refluer" assure la ministre déléguée. Elle prévoit en "prenant des pincettes" "une inflation qui sera possiblement autour de 3,5% en fin d'année". "Ça dépend du contexte international".

"Pour parler vrai, on ne retrouvera pas nécessairement le niveau d'inflation des dernières années" tient à préciser Olivia Grégoire. "Depuis 10 ans, on est en période de déflation, les prix baissent". "Nous aurons une inflation qui va baisser, mais un substrat d'inflation va rester. Il y a des investissements à faire, notamment pour la transition écologique. Les acteurs économiques ont augmenté les salaires et continuent de le faire. Tout ça se retrouve dans les prix, une partie de l'inflation ne disparaîtra pas".

Inflation alimentaire : "Nous ne sommes pas à l'abri de bonnes surprises"

La hausse des prix sur les produits de fête est de 9,2% selon l'UFC Que-Choisir. "Le système de négociation commerciale entre les industriels, les producteurs et les distributeurs est assez rigide dans notre pays" explique Olivia Grégoire. "La période de négociation a lieu une fois par an, on l'a avancée cette année en janvier". "Les prix de Noël 2023 sont issus de négociations de mars 2023, dans une période très inflationniste". "Cette rigidité nous a protégés et ainsi que les producteurs en période de déflation. Mais le contexte a changé, il faudra changer les règles". "Nous aurons une loi sur les négociations l'année prochaine".

Michel-Édouard Leclerc parlait d'une inflation alimentaire en 2024 de 4 à 5%. "Quand on commence une négociation, on commence à la hausse" souligne la ministre déléguée. "L'année dernière en début de négociation, les demandes de hausse de prix étaient de +15 à 20%. En ce moment en démarrage de négociation, les hausses de prix demandées sont de +5%. Quand on veut finir à 0% d'augmentation on démarre à +5%. On peut finir à +2% voire -1%. On n'est pas à l'abri de bonnes surprises !" assure Olivia Grégoire, qui "donne rendez-vous début février pour les nouveaux prix".

 

"Il y aura 10.000 établissements contrôlés en France d'ici les JO"

À l'approche des JO, beaucoup de prix augmentent, notamment les transports et l'hôtellerie. "La taxe de séjour a déjà été lourdement augmentée, de 200%" rappelle Olivia Grégoire, qui n'y était "pas favorable". "On tape de la même manière les petits et gros hôteliers" dénonce-t-elle. "On est en train de pousser l'idée qu'on qu'on puisse affiner les choses pour que les petits paient moins". La taxe de séjour pourrait ainsi être modulée en fonction du nombre d'étoiles des établissements.

Pour la ministre déléguée, "le levier efficace est d'augmenter considérablement les contrôles". "L'intégralité des 1.600 établissements hôteliers de Paris et d'Île-de-France seront contrôlés d'ici les JO". "Si les prix ne sont pas affichés ou les prix affichés ne sont pas ceux payés, les sanctions seront extrêmement lourdes". "Il y aura 10.000 établissements contrôlés en France d'ici les JO. On va plus que doubler les contrôles". "Un tiers de l'effectif de l'administration des fraudes, soit 900 personnes, sera mobilisé sur le contrôle des prix, le sanitaire et le bon déroulement des JO".

"Je veux un quota dans les crèches pour les indépendants"

Le gouvernement va-t-il réformer le statut des indépendants, artisans et professions libérales ? "On a déjà fait beaucoup de choses" précise Olivia Grégoire. "C'était nécessaire mais ils faut aller plus loin". "Il y a de plus en plus d'indépendants dans notre pays. 35% des Français ont des velléités d'indépendance, il faut les accompagner. Notamment pour la garde d'enfants. "Les indépendants permettent aux salariés de pouvoir travailler en gardant les enfants ou les aînés. Ils nous aident, mais personne ne gardent leurs enfants !" déplore la ministre déléguée.

Parmi les axes de travail de la ministre déléguée, "permettre aux indépendants d'avoir plus accès aux crèches". "Je souhaite garantir qu'ils aient des berceaux dans les crèches pour faire garder leurs enfants" affirme Olivia Grégoire. Elle demande "un quota dans les crèches garanti et réservé aux indépendants". Par ailleurs, "on n'a toujours pas garanti un congé maternité aux indépendantes. Je me bats là-dessus, on est en train de construire un congé parental pour les indépendantes et indépendants. C'est une question d'équité".

 

 

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