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Jean-Didier Berger : À Crépol comme ailleurs, "quel que soit le type de racisme, tous les Français sont protégés"

Par Adélaïde Motte

ENTRETIEN SUD RADIO - Incendies, noyades, racisme anti-Blancs à Crépol, lutte contre le narco-trafic, police municipale : Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

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Jean-Didier Berger, interviewé par Benjamin Glaise sur Sud Radio, le 24 juillet 2026, dans “L’invité politique”.

À Crépol comme ailleurs, "quel que soit le type de racisme, tous les Français sont protégés" : au micro de Sud Radio, Jean-Didier Berger a répondu aux questions de Benjamin Glaise.

"Neuf incendies sur dix sont d'origine humaine"

Benjamin Glaise : La France face à des incendies particulièrement virulents ce matin en Gironde, du côté du bassin d'Arcachon, dans le Var également, du côté de Brignoles. Quelles sont les dernières informations que vous pouvez nous communiquer à ce sujet ?

Jean-Didier Berger : Il y a une évacuation qui est en cours et j'invite toutes les personnes qui sont concernées par cette évacuation à la respecter vraiment, au pied de la lettre. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a suivi l'évolution des feux toute la nuit. Il va se rendre au Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises, dès 8 h 30. Il fera un point complet à 9 h parce que, évidemment, on suit cette situation avec beaucoup, beaucoup d'attention. Je voudrais rendre hommage à tous les pompiers qui sont mobilisés, qui font un travail exceptionnel dans des conditions totalement incroyables, euh, et leur dire tout le soutien du gouvernement et de la nation.

Benjamin Glaise : Ils sont nombreux, effectivement, à se battre. Il y a les pompiers qui sont en première ligne, les élus locaux aussi, qui sont largement mobilisés, l'Office national des forêts, la Sécurité civile. On est dans une période, voilà, de vacances d'été. Qu'est-ce que vous dites aux vacanciers qui doivent arriver ce week-end, par exemple, sur le bassin d'Arcachon ? N'y allez pas ? Reportez votre séjour si possible ? C'est ça, aujourd'hui, les consignes de la part du ministère de l'Intérieur ?

Jean-Didier Berger : Ce que je dis à chacun, c'est de bien suivre l'évolution de la situation et l'évolution des consignes qui peuvent être données, puisque nous adaptons les consignes à la situation, en fonction aussi de l'orientation des vents, de l'évolution des incendies. Les conditions météo, évidemment, jouent un rôle particulièrement important. Mais je dis surtout à tous les Français de bien respecter les consignes de sécurité parce qu'on sait que neuf incendies sur dix sont d'origine humaine. Un tiers de ces incendies d'origine humaine est accidentel. Donc, si déjà on pouvait éviter tous ces incendies d'origine accidentelle, ça faciliterait beaucoup le travail des pompiers. Et donc, si on est solidaire avec les pompiers, on fait attention aussi à ces gestes au niveau individuel.

Incendies : "Des engins croates, portugais, tchèques et slovaques vont arriver"

Benjamin Glaise : Bien évidemment, Emmanuel Macron a annoncé l'arrivée prochaine de moyens supplémentaires de la part de nos voisins européens. Ça sera pour quand ? Est-ce qu'on en a une idée un peu plus précise ? Est-ce que vous le savez exactement ?

Jean-Didier Berger : Ça va être extrêmement rapide. Des engins croates, des engins portugais, des engins tchèques et slovaques vont arriver. Mais je dois dire qu'il y a aussi, tous les moyens des autres départements qui viennent en renfort des départements concernés. Et puis il y a surtout tous les moyens supplémentaires qu'on a rajoutés depuis trois ans, en plus de ceux qui vont arriver dans les jours qui viennent, comme l'A400, de ceux qui vont arriver dans les années qui viennent, comme les Canadairs supplémentaires. On a doublé en trois ans le nombre d'engins aériens qui sont susceptibles d'aller sur ce type d'incendie.

Benjamin Glaise : Donc, il faut que les Français se rendent compte : c'est un déploiement de moyens. Est-ce que les moyens sont suffisants pour tenir tout l'été si on continue sur un scénario qui est catastrophe, on peut le dire dès aujourd'hui, avec des feux qui se multiplient et de moins en moins de régions qui sont épargnées aujourd'hui en France ?

Jean-Didier Berger : On a aujourd'hui déjà plus d'incendies que sur la totalité de la saison de l'année dernière, plus de départs de feu, plus d'hectares brûlés. Ce sont des conditions tout à fait exceptionnelles mais on est dans une dynamique de moyens qui permet d'y faire face. Et surtout, on a des pompiers qui ont un savoir-faire, qui ont une technicité qui permet d'avoir, dans notre pays, lorsqu'il y a un incendie de ce type, dix fois moins de terres brûlées que dans d'autres pays européens. C'est ça aussi la France : c'est des moyens extraordinaires, une technicité extraordinaire et des résultats qui sont vraiment remarquables.

Noyades : "Plus de 180 décès en un peu plus d'un mois"

Benjamin Glaise : Jean-Didier Berger, autre fléau chaque été : ce sont les noyades. Le tout dernier bilan de votre gouvernement, c'était il y a deux semaines, faisait état de 131 décès par noyade. Est-ce que vous avez un nouveau bilan, à ce niveau-là, à nous communiquer ?

Jean-Didier Berger : On est malheureusement en un peu plus d'un mois seulement, à plus de 180 décès par noyade. C'est évidemment un chiffre qui fait froid dans le dos. Mais il faut le dire à nos compatriotes : une partie de ces noyades peut être évitée si les consignes de sécurité sont respectées. Deux tiers de ces noyades ont lieu dans des endroits qui ne sont pas autorisés pour la baignade. Donc, si chacun respecte les consignes, on peut faire baisser ce chiffre des noyades. Il faut aussi le dire : ces noyades concernent toutes les générations. Il ne faut pas penser que ce sont soit des personnes âgées qui n'ont plus l'habitude de se baigner et qui prennent un risque inconsidéré, soit des jeunes foufous qui viennent se baigner. Tout le monde doit être vigilant et, si on se baigne dans des endroits recommandés, autorisés, on évite un maximum de ces noyades.

Meutre de Thomas à Crépol : "Tous les Français sont protégés et la justice est implacable contre tous les auteurs d'actes racistes"

Benjamin Glaise : Parlons du meurtre du jeune Thomas à Crépol. C'était en 2023. Il avait été poignardé en plein bal dans ce village de la Drôme. Les magistrats chargés de l'affaire ont requalifié les mises en examen des suspects. Ils retiennent la circonstance aggravante de racisme. Les victimes ont été agressées en raison de leur race blanche, de leur appartenance à la nation française. Qu'est-ce qu'il faut en déduire ? Le racisme anti-Blancs, ça existe aujourd'hui en France, Jean-Didier Berger ?

Jean-Didier Berger : Le racisme est une pieuvre qui a mille tentacules et il faut que nos compatriotes le sachent : tous les Français sont protégés et la justice est implacable contre tous les auteurs d'actes racistes. Mais, s'agissant d'une affaire en cours, vous comprendrez qu'en tant que représentant du ministère de l'Intérieur, je ne fasse pas de commentaire sur une affaire.

Benjamin Glaise : Donc, vous ne voulez pas développer sur la question du racisme anti-Blancs ?

Jean-Didier Berger : Mais moi, je suis très à l'aise avec toutes ces questions. Il n'y a aucun problème. Il faut comprendre que, quel que soit le type de racisme, quelle que soit la forme de la discrimination, que ce soit une discrimination sur la couleur de la peau, sur l'origine, sur l'orientation sexuelle, sur la condition sociale, dans notre pays, tous les Français sont protégés, quels qu'ils soient.

Narcotrafic : "On a fait baisser le nombre de points de deal d'un tiers"

Benjamin Glaise : La lutte contre le narcotrafic, on en parle beaucoup ces derniers jours. Tenez, le maire de Nanterre, Raphaël Adam, implore l'aide de l'État. Il a écrit un courrier à Laurent Nuñez, votre ministre de tutelle. Il dit quoi ? Il dit : quatre fusillades en quelques jours seulement, des familles qui vivent dans une peur permanente. Il dit que sa ville est l'une des plus importantes et des plus lucratives plateformes de deal de la région parisienne. Il vous demande, je cite, « une présence permanente et renforcée des forces de l'ordre ». Est-ce que vous allez lui accorder cela ?

Jean-Didier Berger : D'abord, il faut bien comprendre que, dans notre pays, il y a beaucoup de choses qui sont faites contre le narcotrafic. Il y a une loi pour sortir la France du piège du narcotrafic qui a été adoptée il y a deux ans et qui produit beaucoup de résultats. On a résorbé un tiers des points de deal dans notre pays. Un point de deal sur trois a disparu.

Benjamin Glaise : Ça, c'est sans compter ce qui se recrée aussi.

Jean-Didier Berger : Alors, je vous parle vraiment en net. On a fait baisser le nombre de points de deal d'un tiers. La menace est mobile. Il peut y avoir des endroits où ça se supprime, d'autres où ça se recrée. Il y a aussi la numérisation du trafic de drogue.

Benjamin Glaise : Une présence, pour le coup, permanente accordée à Nanterre, à ce maire de Nanterre ?

Jean-Didier Berger : Nous, ce qu'on voit, pour être très clair, c'est les choses globalement. Le travail n'est pas fait qu'à Nanterre. Bien sûr, il est fait à Nanterre, il est fait dans le département des Hauts-de-Seine, dont je suis originaire et que je connais particulièrement bien, mais il est fait aussi sur tout le territoire national. J'étais en Martinique il y a quinze jours pour annoncer le plan Urgence Antilles-Guyane de lutte contre le narcotrafic, puisque, dans toute la drogue qui est saisie en mer, un kilo sur quatre l'est dans l'aire Caraïbe. Un kilo sur quatre. Et donc, c'est aussi en allant à l'origine de ces trafics qu'on peut être plus efficace, en étant fort à l'intérieur, en étant coordonné avec tous les pays de la zone.

Benjamin Glaise : Donc, la mobilisation, en l'occurrence, ça veut dire quoi ?

Jean-Didier Berger : Une mobilisation globale, renforcée par les moyens policiers qu'on met en place. On a mis 10 000 policiers et gendarmes en plus dans ce pays. On a fait un plan investigation avec 700 enquêteurs, dont 300 consacrés au narcotrafic. On se coordonne avec tous les pays, mais surtout, maintenant, il faut aller sur les consommateurs.

"Avez-vous envie d'être opéré par un chirurgien qui se drogue ?"

Benjamin Glaise : C'est votre combat. Mais ça veut dire quoi, justement, renforcer ce combat contre les consommateurs de drogue, concrètement ? Ça veut dire quoi ? Vous préconisez quoi ?

Jean-Didier Berger : Ça veut dire, d'abord, qu'on vient, dans le cadre de la loi RIPOSTE, de passer l'amende forfaitaire délictuelle contre les consommateurs de 200 euros à 500 euros. C'est beaucoup plus significatif qu'auparavant.

Benjamin Glaise : C'est suffisant, selon vous ?

Jean-Didier Berger : Non, je pense que c'est déjà un très, très gros passage. Enfin, vous vous rendez compte : plus 150 % d'augmentation, c'est déjà une très, très grosse évolution. Il faut que, maintenant, tout le monde prenne conscience du fait qu'on ne peut pas consommer dans des consommations dites anodines ou festives et s'étonner qu'il y ait des gamins de 15, 20 ans qui se fassent descendre dans la rue. Tout a un lien. Et quand le Premier ministre, à juste raison, met en place, pour les élites de la nation, le testing pour vérifier que personne n'est vulnérable, que personne n'est sous emprise au sein du gouvernement, des cabinets, c'est une démarche qui n'est qu'un premier pas, qui est amenée à se poursuivre, à s'amplifier, à se généraliser. Est-ce que vous avez envie d'être opéré par un chirurgien qui se drogue ? Est-ce que vous avez envie que vos enfants soient conduits par des chauffeurs de bus qui sont sous emprise ?

Benjamin Glaise : Ou d'être gouverné par des personnes qui se droguent. Ça a donné quoi, d'ailleurs, les tests antidrogue au ministère de l'Intérieur ? Des cas positifs ?

Jean-Didier Berger : En l'occurrence, vous êtes gouvernés par des personnes qui ne se droguent pas parce que le Premier ministre l'a dit : lorsqu'il y a eu de rares cas positifs, les personnes ont été écartées.

Benjamin Glaise : Il y en a eu au ministère de l'Intérieur ou pas ? Pour nous le dire en toute transparence.

Jean-Didier Berger : Je ne rentre pas dans le détail. Ce que je peux vous dire, c'est que les personnes concernées ont été écartées parce que nous ne voulons pas qu'il y ait des personnes vulnérables, des personnes sous emprise, des personnes dont la décision peut être influencée au sein du gouvernement ou des équipes du gouvernement. Mais il faut bien se rendre compte que ça n'est qu'un premier pas et que c'est quelque chose qui est amené à se généraliser.

Police municipale : "On vient décupler le travail avec les policiers municipaux"

Benjamin Glaise : Jean-Didier Berger, je le rappelle, vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. Parlons des polices municipales. Un projet de loi sera débattu à l'Assemblée nationale. Très attendu, ce débat, de la part des maires, notamment de l'AMF, l'Association des maires de France. Ce débat, il aura lieu quand ? Le 21 septembre ? Vous confirmez, dès la rentrée parlementaire ?

Jean-Didier Berger : Absolument, dès la rentrée parlementaire, parce que c'est prioritaire. C'est un texte, je le vois dans tous les déplacements que je fais partout en France, très attendu.

Benjamin Glaise : Ça fait longtemps qu'on parle de donner davantage de prérogatives aux policiers municipaux.

Jean-Didier Berger : Eh bien, c'est dans ce texte, que ce soit sur l'utilisation des drones, sur les inspections visuelles de coffres, sur tout un tas de moyens, à la fois les prérogatives judiciaires élargies pour les maires qui le souhaiteront, c'est-à-dire la possibilité, très concrètement, pour les policiers municipaux de mettre, par exemple, l'amende forfaitaire délictuelle contre les consommateurs de drogue, cette fameuse amende forfaitaire délictuelle qui est passée de 200 à 500 euros. Eh bien, les policiers municipaux, plutôt que d'appeler un policier national ou un gendarme pour venir la mettre à leur place, pourront la mettre directement.

Benjamin Glaise : Mais pour autant, pas question d'avoir un désengagement de l'État ? Ce n'est pas une manière de créer une police municipale, en l'occurrence une police de substitution par rapport à la police nationale ?

Jean-Didier Berger : Non, pas du tout. D'abord, je rappelle que la création des polices municipales, elle est à l'initiative des maires. Le fait de prendre les compétences judiciaires élargies, ça sera à l'initiative des maires. Le fait de faire des polices municipales intercommunales, ça sera à l'initiative des maires. Donc, ce sont plus de moyens, plus de liberté donnés par le gouvernement aux maires. C'était très attendu par les maires et, vous savez, moi, j'ai été maire aussi pendant longtemps à Clamart, et je peux vous dire que ce sont des prérogatives que moi-même, j'attendais en tant que maire.

Benjamin Glaise : Les maires pourront s'en saisir ou pas, s'ils ont les moyens ou pas. Est-ce qu'on ne risque pas de créer une forme de police municipale à deux vitesses, d'augmenter, finalement, les inégalités territoriales, Jean-Didier Berger ?

Jean-Didier Berger : Je ne crois pas. Je crois qu'au contraire, ça donne plus de liberté, plus de moyens aux maires pour venir compléter l'action de l'État. Je l'ai dit, on a renforcé énormément les moyens humains, les moyens matériels les moyens technologiques de la police nationale, de la gendarmerie et de toutes les unités spécialisées. Mais là, on vient, en plus, je dirais, décupler le travail avec les policiers municipaux. Et puis, dans le cadre de la loi RIPOSTE, on a aussi donné des moyens supplémentaires aux agents de sécurité privée qui, dans notre pays, font un travail aussi exceptionnel. Donc, c'est ce continuum de sécurité qui est à l'œuvre.

"La volonté de l'extrême droite dans notre pays a toujours été de tuer la droite"

Benjamin Glaise : Un mot de la présidentielle. Les Républicains, les LR, vous en faites partie. Le RN et l'UDR d'Éric Ciotti multiplient ces derniers temps les appels du pied à l'égard de Bruno Retailleau. Est-ce que, selon vous, Bruno Retailleau doit discuter avec le RN et l'UDR ?

Jean-Didier Berger : Bon, ce n'est pas parce qu'on vous tend un piège mortel que vous êtes obligé de tomber dedans à chaque fois.

Benjamin Glaise : Donc, c'est un piège mortel ?

Jean-Didier Berger : Évidemment. La volonté de l'extrême droite dans notre pays, ça a toujours été de tuer la droite. Donc, parfois, ce n'est pas parce qu'on vous dit qu'on veut vous embrasser que vous êtes obligé de vous laisser étrangler. Vous savez, moi, j'ai été maire de Clamart et, au Petit-Clamart, on sait ce que c'est que l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle. Depuis, en fin de compte, les choses n'ont jamais changé. D'ailleurs, euh, les intéressés, l'extrême droite, le disent eux-mêmes. Marine Le Pen le dit elle-même : elle n'est pas de droite. Elle trouve que faire des économies, baisser le nombre de fonctionnaires, bien gérer l'État, c'est un truc de droite. Sous-entendu : ce n'est pas son truc. On a bien compris que bien gérer l'État, ce n'était pas son truc. Et nous, ce que nous voulons à droite, c'est l'union de la droite et du centre pour faire en sorte que, dans notre pays, les gens raisonnables trouvent droit de cité et que notre pays soit bien géré. Voilà, c'est ça qu'on fait avec le Premier ministre Sébastien Lecornu au gouvernement.

Benjamin Glaise : C'est quoi les consignes de Matignon pour les "vacances" ? Je sais que vous serez mobilisé tout au long de ce mois d'août. Mais c'est quoi ? On vous a demandé de partir dans un rayon restreint, éventuellement, ou pas ? C'est quoi, les consignes ?

Jean-Didier Berger : Le gouvernement est entièrement à sa tâche. Et, dans une succession de crises comme celles que nous connaissons, notamment avec les incendies en ce qui concerne le ministère de l'Intérieur, il est normal qu'à la demande de Sébastien Lecornu et du président de la République, tous les ministres soient à l'œuvre et, même s'ils sont amenés à prendre quelques jours de repos, que ce soit dans une proximité directe qui leur permette de revenir à n'importe quel moment. Et vous savez, au ministère de l'Intérieur, on sait à quel point cette succession de crises fait qu'on a un travail exigeant, une mobilisation absolument totale.

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