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"Il n’y aura pas d’augmentation des péages de 5%" promet Thomas Cazenave

Par Aurélie Giraud

Thomas Cazenave, ministre délégué chargé des Comptes publics, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Thomas Cazenave
Thomas Cazenave, interviewé par Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio, le 22 novembre, dans “L’invité politique”.

Prix des péages, ponction de l'Agirc-Arrco, économies dans l'administration : en direct du salon des maires de France depuis le stand de la confédération des buralistes, Thomas Cazenave a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

"Non, il n’y aura pas d’augmentation des péages de 5%"

La société d'autoroutes Vinci assure que les prix des péages vont augmenter de 5% à cause de la nouvelle taxe sur les infrastructures de transport de longue distance. Les péages augmenteront-ils de 5% ? "Ce n'est pas une taxe sur les automobilistes" tient à rappeler Thomas Cazenave. "C'est une contribution des sociétés d'autoroutes et des aéroports".

"L'idée est de faire financer les modes de transport propres, notamment le ferroviaire, par les modes de transport polluants". En réponse à la société Vinci, le ministre délégué assure qu'"il n'y aura pas d'augmentation des péages de 5%".

"Il y aura contribution de l'Agirc-Arrco au financement des petites retraites"

Thomas Cazenave, qui affirme "veiller à la bonne utilisation de l'argent des contribuables", revient sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale modifié par le Sénat. Les Sénateurs ont notamment supprimé la disposition permettant à l’État de ponctionner le régime de retraite complémentaire des salariés du privé, l'Agirc-Arrco. "Les partenaires sociaux voulaient dialoguer, négocier" explique Thomas Cazenave. "Nous privilégions depuis le début le dialogue social, pour voir comment voir comment l'Agirc-Arrco va pouvoir participer au financement des petites retraites".

"La réforme des retraites qui décale de deux ans l'âge de départ à la retraite génère des recettes supplémentaires pour l'Agirc-Arrco. Donc ce n'est pas anormal de voir comment ces recettes supplémentaires peuvent participer au financement des petites retraites". "Nous avons demandé aux partenaires sociaux, qui l'ont accepté, de discuter. Nous avons renvoyé à la négociation. Ce sera aux partenaires sociaux de décider du montant, mais il y aura contribution" assure le ministre délégué.

"Notre désorganisation collective coûte trop cher !"

Bruxelles dénonce une dépense publique excessive en France. "On a une trajectoire, et Bruxelles le sait, de baisse du déficit public" se défend le ministre délégué des comptes publics. "Le déficit de cette année va passer à 4,9%. On va le passer à 4,4% l'année prochaine et à moins de 3% en 2027 : 2,7%". "La charge d'intérêt de la dette explose, il y a un enjeu absolu de réduire notre déficit public. Donc il faut faire des économies, on a commencé à en faire" confirme-t-il. "Notamment dans l'administration. L'État, la sécurité sociale, les collectivités territoriales. Je défends l'effort partagé".

"Il faut également faire des économies dans le fonctionnement du millefeuille administratif" souligne Thomas Cazenave. "Il faut réduire la taille du ruban !" Le ministre délégué fait allusion aux inaugurations : "Tout le monde est derrière le ruban, il est trop large aujourd'hui". "Quand vous avez 5, 6, 7 personnes, ça veut dire que vous avez 1, 2, 3 niveaux de collectivité. Tout ça est trop compliqué, trop coûteux". "Nous allons confier une mission pour dire combien nous coûte le millefeuille administratif, voire même notre désorganisation collective administrative dont tout le monde souffre".

 

 

 

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