Les bailleurs sociaux privés du quartier du Mirail à Toulouse ont créé il y a sept ans un groupe d'agents de sécurité de choc pour empêcher l'installation du narcotrafic dans les HLM. Son modèle s'exporte dans d'autres villes. Mais il pose aussi la question du recul de l'État dans les quartiers sensibles. Alors, faut-il parler de chasse aux dealers ?
Toulouse : des rondes face aux dealers
"Ce n’est absolument pas notre vocabulaire, corrige Rémi Vincent, directeur du GITeS (Groupement interquartiers de tranquillité et de sûreté), au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Nous avons été créés par neuf bailleurs sociaux toulousains. Des organismes HLM propriétaires d’habitats collectifs, notamment dans le quartier du Mirail. Ils avaient de gros problèmes d’intranquilité, d’insécurité dans leurs cages d’escaliers."
"C’est pourquoi ils ont créé une entité qui a pour vocation de faire des rondes tous les jours de l’année. Sur une cinquantaine d’immeubles dans l’agglomération toulousaine. Afin de faire cesser tous les troubles pour les locataires au quotidien, dont les occupations de cages d’escaliers, les dégradations, les squats… On est vraiment dans ce continuum de gestion locale de la sécurité. On n’est pas des policiers, plus que des gardiens d’immeubles, pas que des agents de sécurité."
💊À Toulouse : des forces de sécurité privée chassent les dealers
🗣️Rémi Vincent (directeur du GITeS) : "Nos agents sont dotés d'armement de catégorie D, c'est-à-dire des petites matraques et des petites lacrymogènes" #GrandMatin
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D'anciens gendarmes et policiers
"Nous sommes une société en coordination de statut privé, mais qui exerce une mission de service public, précise Rémi Vincent, directeur du GITeS, sur l'antenne de Sud Radio. Ce n’est pas une privatisation, c’est une innovation locale. Une forme d’hybridation. Nous ne travaillons que pour les organismes HLM toulousains." Mais qui fait les rondes ? "Les deux tiers de nos agents sont issus des forces de gendarmerie, de police, des pompiers. Ce sont des gens qui ont déjà servi la population. Nous avons aussi un tiers de personnels qui vient de la sécurité privée classique, ou d’autres professions."
Ces personnels sont-elles armées ? "En effet, après enquête administrative, autorisation préfectorale, formation d’une semaine, ces agents assermentés sont dotés d’armement de catégorie D : des petites matraques et de petites gazeuses lacrymogène, mais uniquement en cas de légitime défense. Nous n’avons aucune compétence de police, mis à part de relever par procès-verbal des infractions que nous constaterions."
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