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Rave party : une proposition de loi "anti-rave"

Par La rédaction

Au lendemain d'une rave party sauvage dans le Cher, la proposition de loi visant à sanctionner les organisateurs avance.

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Une loi contre les rave-parties sauvages ? (Photo Idriss Bigou-Gilles / AFP)

La rave party non autorisée qui s’est déroulée dans le Cher s’achève. Sur 20 000 personnes installées sur un terrain militaire dangereux, à peine 600 amendes ont été données.

Loi anti rave party : sanctionner les organisateurs

Une proposition de loi a été formulée contre de telles rave parties sauvages."Elle prévoit six mois d’emprisonnement pour quiconque participe à l’organisation, résume Laetitia Saint-Paul, députée Horizons du Maine-et-Loire au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio. Le passage à un régime délictuel permet la garde à vue, et 30 000 euros d’amendes pour les organisateurs."

"Elle prévoit une contravention dédiée de 1 500 euros, alors que les gendarmes ont distribué des contraventions diverses pour stationnement gênant ou tapage nocturne." L'actuel ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, venu juger sur place, a également évoqué la question et va rencontrer la députée sur cette proposition.

"Le but, c'est d'être hors-la-loi"

"Ce texte a déjà été adopté à l’Assemblée Nationale et est en procédure accélérée, précise Laëtitia Saint-Paul, députée Horizons du Maine-et-Loire sur l'antenne de Sud Radio. J’ai besoin de deux heures d’examen au Sénat le plus tôt possible pour que ce soit potentiellement mis en place dans les quinze jours." Veut-elle la fin des rave parties ? "Je n’ai absolument rien contre la musique techno. Nous avons des festivals de tous les genres musicaux qui ont trouvé leur scène et leur public. Dans une rave party illégale, il n’y a aucun responsable, alors que des personnes sont en urgence absolue."

"Des enfants n’ont pas pu prendre le bus scolaire ce matin, des agriculteurs ont eu leur champ ravagé. Ils ne veulent pas assumer le coût réel de cette fête. Les victimes paient pour ce dont elles sont victimes." Certains fêtards s’en prennent directement à la députée. "J’ai été menacée de mort, je reçois des insultes depuis plus d’un an. C’est cela de défendre la loi, on s’expose aux menaces. Le but, c’est jouir sans entrave, d'être hors-la-loi."

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger

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