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L’opinion de Françoise Degois : "on a vu le retour du Mélenchon en mode présidentiel !"

OPINION SUD RADIO – Françoise Degois revient sur l'officialisation de la candiature à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon survenue ce dimanche soir sur le plateau de TF1.

Julie SEBADELHA - AFP

Dans Soyez Libres, Françoise Degois, revient sur l'officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2027.

"Jean-Luc Mélenchon, c'est une sorte de monument historique de la politique française, vous voyez, c'est comme les feuilles qui tombent en automne, il est candidat à la présidentielle pour la quatrième fois après un suspense insoutenable. Des cadres allaient-ils désigner l'étoile montante Bally Bagayoko ? Évidemment, non, aucun suspense.

Et on a vu le retour éternel du Mélenchon qu'on connaît bien, en mode présidentiel ! Il était souriant hier sur TF1, il n'a pas du tout été agressif, il était très aimable avec Anne-Claire Coudray, il était très joli dans son petit costume avec sa jolie cravate et ce petit ton paternaliste".

"Il reste persuadé d'embarquer le vote utile à gauche"

"Ce petit ton paternaliste qui a beaucoup fonctionné en 2022 et pourtant, il a coulé beaucoup d'eau sous les ponts. Mais Jean-Luc Mélenchon parle à juste titre d'ailleurs de la magie d'une présidentielle. Il reste persuadé qu'il va embarquer le vote utile à gauche et que le barrage républicain, qu'il espère incarner face au RN, effacera tout, toutes ces saillies, toutes ces dérives antisémites, toute la violence et le sectarisme aussi, on peut le dire, que portent les Insoumis dans le débat public depuis le 7 octobre 2023.

Tout ce qui en fait le nouveau diable de la République, en fait, comme on le voit dans le sondage, c'est probablement une des personnalités les plus rejetées. Il est sondé à 16% des Français seulement veulent qu'il soit candidat. Gagner une présidentielle avec Gaza comme slogan et la nouvelle France en bandoulière, c'est un peu maigre.

"Personne n'a fait le trou de façon irresistible"

Pas un seul candidat de gauche ne dépasse les 30% d'envie qu'il soit candidat de l'ensemble des votes des Français. Raphaël Glucksmann surnage à 26%, mais dans un mouchoir de poche avec François Ruffin, François Hollande ou Fabien Roussel, dans ces conditions, que voulez-vous ? On ne voit pas comment la gauche, hors Mélenchon, peut se départager à part avec une primaire.

Personne n'a fait le trou de façon irrésistible dans les sondages. Si Raphaël Glucksmann domine, c'est d'un ou deux points. Mais aucun, ni Mélenchon, ni Hollande, ni Glucksmann, ni Ruffin, ne gagne au second tour, il faut le dire, face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen, qui crèvent le plafond dans ce sondage IFOP !

"La gauche est bloquée dans son concours d'ambition"

Jordan Bardella, 44% des Français ont un souhait de candidature à la présidentielle, 39% pour Marine Le Pen. La gauche, elle, est bloquée dans son concours d'ambition, et de vieille lune, totalement bloquée.

À droite, c'est un peu mieux, parce qu'Edouard Philippe, même s'il se fait grignoter par Gabriel Attal, il domine quand même. Il y a aussi Bruno Retailleau qui prend trois points, ce qui est beaucoup quand même, dans la période. Là encore, il y a trop de chefs et pas assez d'indiens.

Le tableau est assez simple. Vous avez deux camps qui sont prêts, archi-prêts, parfaitement huilés, LFI et le RN, et puis vous avez la droite et la gauche qui fonderont dans l'eau jusqu'en octobre, parce qu'à priori, ça va se décanter quand même.

Retrouvez Soyez Libres dans le Grand Matin Sud Radio au micro de Patrick Roger

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