Selon Juan Branco, Julian Assange risque la prison à vie "pour avoir dénoncé des mensonges et dit la vérité"

Juan Branco, conseiller juridique de Julian Assange et avocat de Maxime Nicolle, auteur du livre best-seller Crépuscule (éditions Au Diable-Vauvert) était l’invité d’André Bercoff jeudi 11 avril, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

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Julian Assange "a dénoncé des mensonges et est poursuivi pour avoir dit la vérité"

Juan Branco, auteur de Crépuscule (éditions Au Diable-Vauvert)​​​​​​, revient sur l'arrestation de Julian Assange, réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Équateur à Londres, et dont il est le conseiller juridique : "C'est un véritable scandale et en même temps quelque chose d'attendu !" Il estime que l'Équateur, petit pays, a fini par craquer sous la pression américaine. "Le Président équatorien a décidé de renier les engagements de son prédécesseur qu'il avait pourtant porté au pouvoir". Il se dit choqué d'avoir vu Julian Assange tiré et sorti de l'ambassade par la force. Le fondateur de Wikileaks ne sera pas jugé en Angleterre, selon l'auteur du best-seller Crépuscule : "Le Royaume-Uni agit comme le factotum des États-Unis".

Pour son avocat, Julian Assange "a dénoncé des mensonges et est poursuivi pour avoir dit la vérité". Est-ce qu'il est possible d'envisager une autre sentence que la prison à vie avec isolement complet ? Juan Branco estime qu'il est très difficile de comprendre l'appareil de justice américain et de lire entre les lignes, mais il explique qu'il y a eu une accélération dans l'affaire Assange depuis que Donald Trump est au pouvoir, notamment parce que le directeur de la CIA a déclaré que sa priorité première était Wikileaks. Et de poursuivre : "Si l'extradition intervenait, les procédures auraient lieu".

Avec Macron, "ce sont les milieux d'affaires et économiques qui décident de la politique économique"

Puis, Juan Branco évoque son livre. André Bercoff l'interroge sur ce capitalisme de connivence dont il parle. L'avocat du Gilet Jaune Maxime Nicolle explique alors : "Je pense que l'on est arrivé à une nouvelle étape grave et dramatique pour notre pays. Pendant très longtemps, il a existé en France le capitalisme d'État dans lequel l'État, en connivence avec les milieux d'affaires et financiers, organisait la politique économique du pays". Selon lui avec l'arrivée de Macron au pouvoir, il y a eu un renversement : "Ce sont les milieux d'affaires et économiques qui décident de la politique économique du pays". Pour preuve, d'après lui, les différentes privatisations... 

De nombreux hommes d'affaires très riches comme Niel, Drahi, Lagardère ou Arnault ont décidé d'investir dans la presse de façon massive et beaucoup plus importante qu'avant. "Ils ont des relais au sein de l'État puisque les personnes, qui font une carrière politique, dépendent de la couverture que ces organes de presse font de leur carrière, pour accéder à ces hautes fonctions". Le point commun entre tous ces hommes d'influence : "leur fortune dépend de l'État". Et concernant le chef de l'État : "Macron a été propulsé de par ses accointances avec des grands patrons de médias et industriels pour lesquels il a mis en place des politiques favorables dès 2012". André Bercoff de lui demander si les Français ne sont donc pas capables de penser par eux-mêmes et de faire la différence entre la réalité et ce que les médias leur disent. "Pour pouvoir penser, il faut avoir accès à l'information. Le problème c'est que cette presse là a masqué une partie de l'information". Juan Branco conclut donc "ça entraîne des théories complotistes".

 

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