La préfète de la région Pays de la Loire a indiqué que dix squats ont été démantelés ce lundi pendant l'opération d'expulsion, débutée à l'aube, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Dix squats ont été démantelés lundi lors de l'opération d'expulsion menée dès l'aube sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a déclaré la préfète de la région Pays de la Loire Nicole Klein, lors d'une conférence de presse.

"Dix squats ont été démantelés, sept l'ont été et trois sont en cours. Il n'y avait qu'un squat où se trouvaient des gens, où il y avait six personnes, tous les autres étaient vides", a-t-elle déclaré.

Ces "six personnes ont été expulsées" et "se sont vu proposer un relogement mais ont toutes refusé", a-t-elle indiqué, ajoutant que l'objectif était de démanteler une "quarantaine de squats" sur 97 et que l'opération était "parfaitement dans les règles".

"L'objectif est presque atteint puisque sur la route dix squats ont été démantelés ou sont en cours de l'être, et la tour du 'Lama fâché' a été démolie", a-t-elle souligné.

"Toutes les expulsions ont été accompagnées d'huissiers et quand il y avait des biens, ils ont été emmenés par des déménageurs et les démolitions se sont faites dans les formes", a assuré Nicole Klein.

L'intervention a commencé vers 3h sur la route 281, l'ex-route "des chicanes", que le gouvernement a érigée en symbole du "retour à l'État de droit".

Les escadrons ont déblayé la route obstruée de barricades "dont certaines comportaient des bouteilles de gaz", a précisé le général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, assurant que les gendarmes ont rencontré "une résistance relativement importante de 70 à 80 occupants illégaux qui viennent au contact".

"Pour l'instant on est sur la route", a indiqué le préfète. "Si les squats sont vides on les démolit. L'objectif a toujours été de faire des expulsions avec discernement, les lieux sont choisis", a-t-elle précisé, ajoutant que les "gens qui ont montré la volonté d'être dans un projet ne sont pas ceux qui seront expulsés".

L'opération doit se poursuivre mardi "sous la même forme, expulsion, huissier. Le mode ne change pas : expulsion, démolition", a ajouté Nicole Klein.

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